In memoriam Archives - Secours de France https://www.secoursdefrance.com/category/in-memoriam/ Aider ceux qui ont tant donné à la France Wed, 11 Dec 2024 17:05:17 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.secoursdefrance.com/wp-content/uploads/2024/05/cropped-Secours-de-France-Favicon-01-32x32.png In memoriam Archives - Secours de France https://www.secoursdefrance.com/category/in-memoriam/ 32 32 Le général Jean-Claude Coullon , le « Rollet » moderne aurait eu 95 ans le 7 décembre https://www.secoursdefrance.com/le-general-jean-claude-coullon-le-rollet-moderne-aurait-eu-95-ans-le-7-decembre/ Sat, 30 Nov 2024 11:11:56 +0000 https://www.secoursdefrance.com/?p=24272 Quel plus bel hommage fait au général Jean-Claude Coullon que de la comparer au général Rollet le « Père de la Légion ».
Lire sur le blog « ainsi-va-le-monde » ce beau résumé du soin apporté par ce général pour l’Institution.
Ses obsèques seront célébrées le mardi 3 décembre : 10h30: office religieux en la cathédrale « Saint-Louis » des Invalides (Paris),
11h30: honneurs militaires dans la cour d’honneur des Invalides.

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Hommage à notre camarade Bernard Gruet, brave parmi les braves, qui vient de nous quitter https://www.secoursdefrance.com/hommage-a-notre-camarade-bernard-gruet-brave-parmi-les-braves-qui-vient-de-nous-quitte/ Fri, 22 Nov 2024 21:25:24 +0000 https://www.secoursdefrance.com/?p=24171 Pour découvrir son parcours suivre ce lien.

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Le général Georges Grillot est mort https://www.secoursdefrance.com/le-general-georges-grillot-est-mort/ Thu, 18 Jul 2024 17:11:21 +0000 https://www.secoursdefrance.com/?p=10718 Combattant flamboyant en Indochine et en Algérie où il créa le commando « Georges » composé de repentis du F.L.N. qui tuèrent ou capturèrent plus de 1000 combattants de l’A.L.N. le général Georges Grillot nous a quitté.

Lire sur le site de l’A.S.A.F. – Association de Soutien à l’Armée Française en suivant ce lien

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Hier, 2 avril c’était la commémoration du décès de Saint Jean-Paul II https://www.secoursdefrance.com/hier-2-avril-cetait-la-commemoration-du-deces-de-saint-jean-paul-ii/ Wed, 03 Apr 2024 18:34:21 +0000 https://www.secoursdefrance.com/?p=10433 N’oublions pas notre bon Pape, Saint Jean-Paul II qui a réveillé le peuple catholique en lançant cette phrase : « N’ayez pas peur ! » au début de son pontificat et ces mots lors de sa venue pour commémorer le Baptême de Clovis en 1996 et pour réveiller les catholiques de notre beau pays : « France; qu’as tu fait de ton Baptême ?  »

Prions Saint Jean-Paul II d’intercéder pour notre pays et pour notre église.

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N’oublions jamais https://www.secoursdefrance.com/noublions-jamais/ Mon, 23 Oct 2023 17:49:28 +0000 https://www.secoursdefrance.com/?p=9835 Jamais nous n’oublierons le sacrifice de nos 48 camarades parachutistes victimes de l’attentat du Drakkar à Beyrouth le 23 octobre 1983 !

Paix à leur âmes et Honneur à eux !

Lire, voir et remercier « France 24 » en suivant ce lien.

 

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Le Lieutenant-colonel Jean-Luc Messager nous a quitté https://www.secoursdefrance.com/le-commandant-jean-luc-messager-nous-a-quite/ Sun, 12 Mar 2023 18:54:53 +0000 https://www.secoursdefrance.com/?p=9298 Nous recevons un message de notre collaboratrice et amie, Marcela
Feraru, qui nous annonce la disparition de son mari, Jean-Luc Messager :

« Jean-Luc est parti. Il est, aujourd’hui, avec ses paras et ses
légionnaires qu’il a tant aimés; et aux côtés de ses grands-parents qui
l’ont aimé plus que tout.
Je n’ai pas les mots pour exprimer ma douleur et je remercie tous ceux
qui, ces derniers jours, m’ont envoyé leurs condoléances et entourée de
leur amitié, et manifesté ainsi leur fidélité à Jean-Luc.
Un jour viendra quand nous serons à nouveau ensemble. 18 ans de mariage
et puis l’éternité. »

A son épouse Marcella, notre amie, l’ensemble du conseil d’administration et les collaboratrices de notre association lui adressons nos sincères condoléances, nos amicales pensées et nos prières pour son âme.

A sa famille nous présentons, également, nos condoléances et l’assurance de notre soutien dans leur peine.

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3 juillet 1940 : Mers-el-Kebir https://www.secoursdefrance.com/3-juillet-1940-mers-el-kebir/ Tue, 28 Jun 2022 10:32:56 +0000 https://www.secoursdefrance.com/?p=8390 José Castano se souvient de cette date à jamais gravé dan s la mémiore e « La Royale » :

 » Une tragédie occultée par les livres d’histoire…

En mémoire des 1585 marins français morts sous le feu « allié »

3 JUILLET 1940… L’AGRESSION BRITANNIQUE SUR MERS-EL-KEBIR

 

« Le souvenir de ces morts dérange tout le monde parce que l’évènement échappe à la logique. Il est à part des tragédies de la guerre. Personne n’a intérêt à ce que l’on en parle trop » (Amiral Marcel Gensoul)

 

Mers El-Kébir… le « Grand Port », mot composé arabe, évoque la mer, que ce lieu géographique essaie d’étreindre dans la tenaille, largement ouverte de sa rade, et l’installation portuaire que la France de la seconde moitié du XX° siècle y a créée (1928 – 1945)…

Tour à tour, port de pirates, centre de transit commercial et base navale, elle a offert une physionomie différente à chaque nouveau contact de populations, à travers les vicissitudes d’une histoire bimillénaire. Ce mouillage est à 200 kilomètres des ports ibériques de Carthagène et d’Alméria, du port rifain de Mélilla, à une distance à peu près double du Détroit de Gibraltar, passage obligatoire de la Méditerranée à l’Atlantique ou du Moyen Orient à l’Occident européen.

Mieux abrité que Gibraltar, le port possède une des rades les plus belles et les plus sûres de l’Algérie. Le site profite enfin de la proximité de l’agglomération urbaine d’Oran, créée au début du X° siècle.

Le but de la base navale est, non seulement de compléter la défense des côtes algériennes, de maintenir l’intégrité du territoire français, mais aussi d’assurer la liberté des communications et d’organiser notre présence dans la Méditerranée occidentale, en cas de conflit, face à une Italie hostile (en 1939) et à une Espagne d’une neutralité bienveillante envers les pays de l’Axe Berlin-Rome.

L’armistice franco-allemand du 25 juin 1940 consacre l’échec de nos armées sur terre ; notre flotte, une des plus puissantes -qui n’avait pas été vaincue- est libre. Ni l’amiral Darlan, ni le général Weygand n’ont l’intention « …de livrer à l’ennemi une unité quelconque de notre flotte de guerre » et de Gaulle le dira, le 16 juin à Churchill en ces termes  « La flotte ne sera jamais livrée, d’ailleurs, c’est le fief de Darlan ; un féodal ne livre pas son fief. Pétain lui-même n’y consentirait pas ».

Les Anglais, de leur côté, désirent que notre flotte, riche en unités lourdes et légères, se rende dans leurs ports. Elle aurait pu le faire, le 16 juin 1940, mais personne ne lui en donne l’ordre et la Marine reçoit l’assurance, « qu’en aucun cas, la flotte ne sera livrée intacte », mais qu’elle se repliera probablement en Afrique ou sera coulée précise l’Amiral Darlan. Hitler ne demande pas livraison de notre flotte (le projet d’armistice ne le prévoyant d’ailleurs pas), pas plus que de nos colonies, sachant qu’il n’est pas dans nos intentions d’accepter de telles exigences.

Les 18 et 19 juin, sont sabordées ou détruites, des unités  en construction à Cherbourg, celles en réparations à Brest, Lorient, La Pallice et au Verdon. Les bâtiments capables de prendre la mer appareillent partie pour Plymouth, partie pour Casablanca, même le cuirassé Jean Bart inachevé.

Le 27 juin, Churchill, en dépit des assurances données par le gouvernement Français, décide, dans le plus grand secret, de mettre « hors d’état de nuire » la marine française. Cette opération aura pour nom Catapult.

Le 30 juin, dans un accès de colère, l’amiral North s’adresse à l’amiral Somerville :

Qui a eu cette fichue idée (opération Catapult) ?

Churchill ! répondit Somerville

No « Catapult », but, « Boomerang » ! Cette opération nous met en danger, répliqua North. Winnie (Churchill) est fou ! Je vois ce qu’il veut mais c’est une solution criminelle.

Les bâtiments de la Méditerranée, le 3 juillet 1940, sont amarrés le long de la jetée de Kébir, d’Est en Ouest : le transport Commandant Teste, les cuirassés Bretagne et Provence, les croiseurs Strasbourg et Dunkerque. Leur font vis-à-vis, dans le fond ouest de la baie, six contre-torpilleurs : Mogador, Volta, Tigre, Lynx, Terrible, Kersaint…les fleurons de la flotte française. Au mât du Dunkerque, flotte la marque de l’Amiral Gensoul, commandant en chef… La démobilisation doit commencer dans quelques jours, les équipages se préparent à aller en promenade pour se distraire à terre.

Les clauses de l’armistice ont été scrupuleusement observées, et dans le délai qui avait été fixé. Sur nos bâtiments, les culasses des pièces ont été démontées ; il en a été de même dans les batteries de côtes et de D.C.A. Dans les hangars d’aviation, les mesures de démobilisation ont été prises ; on a vidé les réservoirs de leur essence, démonté les canons des chasseurs et les mitrailleuses de tous les appareils ; les munitions ont été rassemblées et mises en dépôt.

Vers 7 heures du matin, un torpilleur anglais, le Foxhound, se présente devant Mers El-Kébir. Un premier message annonce qu’il a à son bord un officier britannique, chargé d’apporter au commandant en chef de la flotte de l’Atlantique une communication de la plus haute importance. Mais une véritable force navale l’accompagne : le Hood, bâtiment de 42000 tonnes, l’un des plus grands cuirassés du monde, armé de pièces de 380 ; le Vaillant, la Résolution, armés également de pièces de 380 ; l’Ark-Royal, le plus rapide des porte-avions anglais, tous escortés de bâtiments légers et de torpilleurs.

Sur les bâtiments français, l’arrivée inattendue de cette imposante armada provoque de l’étonnement, qui sera bientôt de la stupeur. Un officier d’état-major français est envoyé par l’amiral Gensoul à la rencontre de l’officier britannique, le commandant Holland. Celui-ci est porteur d’un document qu’on peut résumer ainsi :

« La flotte de l’Atlantique est invitée à rallier la flotte britannique, ou à défaut, un port de l’Amérique, avec équipages réduits. En cas de refus de cette offre, elle devra se saborder, sinon, par ordre du gouvernement de Sa Majesté, la flotte britannique usera de la force. »

L’amiral Gensoul réaffirma au parlementaire britannique que les craintes de voir les bâtiments français tomber aux mains des Allemands et des Italiens étaient injustifiées : « La marine française n’a pas l’habitude de manquer à sa parole ! », s’exclama-t-il.

Plus tard, il affirmera qu’il ne pouvait accepter « un ultimatum se terminant par : « ou vous coulez vos bateaux ou je vous coule. C’est exactement : la bourse ou la vie… quelquefois, on donne sa bourse pour sauver sa vie. Dans la Marine, nous n’avons pas cette habitude-là ». Servitude et grandeur militaires !

Ainsi, nos bâtiments, contre la force, se défendraient par la force.

Au moment où l’officier britannique sort de la rade, le commandant de la flotte anglaise signale : « Si les propositions britanniques ne sont pas acceptées, il faut que je coule vos bâtiments. »

Les bateaux français, aux feux éteints, disposés pour un désarmement rapide, reçoivent l’ordre à 7h55 : « Prendre dispositions de « combat », puis à 9h10 : « Flotte anglaise étant venue nous proposer ultimatum inacceptable, soyez prêts à répondre à la force par la « force ».

En effet, le 3 juillet 1940, vers 10h, l’Amiral anglais Somerville adresse un ultimatum aux unités de la flotte française : « Coulez vos bâtiments de guerre dans un délai de 6 heures, ou nous vous y contraindrons par la force. »

Après un conseil tenu par l’Amiral Jarry, commandant la Marine à Oran, le général de Saint-Maurice et le Préfet Boujard, celui-ci informe la population, par un communiqué affiché à 13h30, « qu’une alerte réelle pourrait avoir lieu l’après-midi, l’invite à se réfugier dans les abris, tranchées, etc…, renvoie les élèves dans leur famille ». Les consulats anglais du département sont gardés et surveillés, pour parer à toute manifestation. Les services de défense passive, l’hôpital, les services sanitaires, la Croix-Rouge et la police sont alertés. La dispersion des habitants de Mers El-Kébir est décidée, seul le Maire, les conseillers municipaux, les fonctionnaires et ouvriers de la Centrale et des travaux portuaires restent à leur poste.

Dès 14h, heure approximative de l’expiration de l’ultimatum, les avions de l’Ark Royal volant sur l’eau déposent des mines magnétiques, à l’entrée du port et de la rade de Mers El-Kébir. L’escadre française est pratiquement bloquée (Churchill l’a reconnu). L’Amiral Gensoul cherche à gagner du temps pour permettre aux batteries côtières, aux avions de la Sénia (aéroport situé à la périphérie d’Oran), aux unités de la Flotte, de se réarmer pour le combat et aussi de laisser à nos alliés d’hier le temps de réfléchir à la portée de leur ultimatum. L’amiral anglais répond à une demande de cesser le feu qu’il ne l’arrêtera « que quand toute la flotte française sera coulée ».

A 16h56, la flotte anglaise commence le feu. Abritée derrière l’éperon rocheux du fort de Mers El-Kébir, elle tire à cadence accélérée sur nos bâtiments qui cherchent à sortir de la rade. Les consignes s’exécutent partout avec ordre, à Oran comme à Kébir. Après 12 ou 15 minutes de « tir au gîte », les batteries côtières du Santon et de Canastel répondent au feu des Anglais ; le Strasbourg sort des passes. Le bilan s’établit ainsi : le croiseur Bretagne, atteint, explose, coule en sept minutes et disparaît sous l’eau : 150 hommes seulement sur 1300 fuient la mort, soit à la nage, soit en chaloupes. Le croiseur Dunkerque, n’ayant pu prendre la mer, à cause d’une avarie à son gouvernail, reçoit un obus qui tue 150 marins, plus de 100 mécaniciens et chauffeurs, 2 ingénieurs… Le bâtiment est hors de combat. Le croiseur Provence, touché, peut par ses propres moyens, aller s’échouer sur la côte de Kébir : il y a 4 morts. Le contre-torpilleur Mogador X61, incendié par l’arrière, s’échoue et compte 14 morts. Le Rigaut de Genouilli est atteint, seul le Commandant Teste, non cuirassé, amarré à la jetée en construction, est intact. Le Strasbourg fonce vers la haute mer, part vers Alger, puis Toulon.

Et partout ces mêmes visions apocalyptiques ; parmi les carcasses d’acier éventrées, calcinées, retentissent les cris déchirants de centaines et de centaines de marins agonisants, mutilés, brûlés ou suffoquant au milieu d’une fumée âcre et d’un mazout noirâtre qui étouffent leurs dernières plaintes.

Aussitôt les secours s’organisent. Le Maire de Mers El-Kébir, M. Boluix-Basset, les pêcheurs, gendarmes, pompiers, marins rescapés et la population aident au sauvetage des hommes des bâtiments atteints, jetés à l’eau valides ou blessés. Une chapelle ardente est installée dans la salle du cinéma de Kébir. Les obsèques des 1380 marinsassassinés– ont lieu le 5 juillet, au cimetière de Mers El-Kébir, en présence du Maire, du Préfet et de l’Amiral Gensoul qui s’adressera une dernière fois à ses hommes en ces termes : « Vous aviez promis d’obéir à vos chefs, pour tout ce qu’ils vous commanderaient pour l’Honneur du Pavillon et la grandeur des armes de la France. Si, aujourd’hui, il y a une tache sur un pavillon, ce n’est certainement pas sur le nôtre. »

Le drame n’est pas terminé pour autant. La haine ancestrale de nos « alliés » va se concrétiser ce 6 juillet 1940. A 6h30, par trois fois en vagues successives, des avions britanniques survolent la rade, à basse altitude, déposent des mines magnétiques entre le Dunkerque et la passe, prennent le navire comme cible. Torpilles et bombes atteignent le bâtiment qui s’enfonce et échoue sur le fond, en donnant de la bande. Les trois chalutiers ou remorqueurs, coopérant à l’évacuation des morts du 3 juillet, sont coulés à leur tour. La D.C.A  côtière, les batteries du Santon, Bel Horizon et Lamoune, les mitrailleuses installées sur la côte, au stade de la Marsa et à l’usine électrique répondent. Le drame, c’est que cette attaque fera encore 205 tués et 250 blessés atteints gravement. Au total, la marine française déplore 1585 morts ou disparus et plusieurs centaines de blessés dont la plupart gravement brûlés accroitront la liste des décès dans les jours qui suivront… Maigre consolation, deux avions anglais seront abattus.

Ce qui est horrible, c’est que les marins anglais ont tué en une semaine plus de marins français que la Flotte allemande pendant toute la seconde guerre mondiale. Nous ne sommes pas loin des 2403 morts du drame de Pearl Harbor, l’un des grands événements de cette guerre puisqu’il décida de l’entrée en guerre des Etats-Unis d’Amérique. Mais les Japonais étaient leurs ennemis, les Anglais étaient nos alliés. C’est là un crime inqualifiable… impardonnable.

Le 8 juillet, De Gaulle, parlant au micro de la BBC, déclare :

« En vertu d’un engagement déshonorant, le gouvernement qui fut à Bordeaux avait consenti à livrer nos navires à la discrétion de l’ennemi… J’aime mieux savoir que le « Dunkerque » notre beau, notre cher, notre puissant « Dunkerque » échoué devant Mers El-Kébir, que de le voir un jour, monté par les Allemands, bombarder les ports anglais, ou bien Alger, Casablanca, Dakar. » … et pas le moindre mot de compassion envers les victimes de cette tragédie.

Pour la première fois se trouvait ainsi affirmée, dans la bouche même d’un général français, une contrevérité : Alger, Casablanca, Dakar, donc les clés de l’Empire, allaient être utilisées contre les alliés britanniques. Et comme il vouait une haine viscérale à « l’Empire » qu’il considérait comme « Pétainiste » et qu’il fallait absolument mettre au pas pour la réalisation future de ses desseins, il donna à la flotte britannique, le 23 septembre 1940, la consigne de bombarder Dakar. Ce fut l’échec. L’insuccès des Britanniques fit comprendre aux uns et aux autres qu’il était vain de vouloir détacher l’Empire français de la Métropole et que la poursuite des attaques servirait de prétexte à une intervention allemande.

Dans ses mémoires, Churchill n’a pas caché son embarras. Il a comparé Mers El-Kébir à une tragédie grecque : « Ce fut une décision odieuse, la plus inhumaine de toutes celles que j’ai eues à partager », écrira-t-il.

Les historiens, les politiques, les « moralistes » et les censeurs qui ont eu à juger des hommes, des gouvernants, et à écrire l’Histoire, ont dédaigné de prendre en considération le traumatisme dévastateur que cet événement tragique avait produit dans les esprits…

Mers El-Kébir explique en grande partie l’attitude de bon nombre de nos gouvernants de Vichy durant le conflit comme elle explique aussi celle des autorités civiles et militaires d’Algérie en 1942-1943 et d’une population acquise au Maréchal Pétain mais volontaire pour poursuivre la lutte avec Darlan et Giraud contre les puissances de l’Axe.

L’Afrique du Nord, malgré son traumatisme, accepta de rentrer en guerre en 1942 et sera avec son « armée d’Afrique », l’une des composantes de la victoire finale. Elle conservera, néanmoins, son hostilité à De Gaulle, que ce dernier, devenu président du Comité de la Libération devait justifier… Il se souviendra toujours de ce sentiment d’inimitié à son égard et, dès 1958, remis au Pouvoir par ceux-là mêmes qui l’avaient blâmé, leur fera supporter amèrement le poids de sa rancune…

Ces morts Français, bannis de la mémoire nationale, auraient pu reposer en paix. Or, le 5 Juillet 2005, jour anniversaire d’une autre tragédie (Le massacre de plusieurs milliers d’Européens, le 5 Juillet 1962 à Oran), le cimetière de Mers El-Kébir fut saccagé sans qu’aucune autorité gouvernementale française, aucun média, aucune association humanitaire et « antiraciste », n’élevassent la moindre protestation, préférant s’humilier à « commémorer » la « répression » (beaucoup plus commerciale) de Sétif par l’armée française en 1945.

Aujourd’hui encore, le souvenir de cette lâche agression britannique contre une flotte au mouillage et désarmée demeure vivace dans la Marine et, paraphrasant Talleyrand, on peut affirmer que « Mers El-Kébir a été pire qu’un crime, une faute ».

Quant aux survivants de cette tragédie qui défilèrent devant les cercueils de leurs camarades, ils ont conservé depuis, ce visage dur des hommes qui n’oublient pas.

 

N.B : Le 24 mai 1941, au large de l’Islande, le cuirassé Bismarck coula le Hood. Trois  jours plus tard, le 27 mai 1941, il fut attaqué au large de Brest et sombra à son tour sous les coups d’une armada britannique.

 

José CASTANO

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Notre ami le général François Meyer rappelé à Dieu le 10 juin https://www.secoursdefrance.com/notre-ami-le-general-francois-meyer-est-decede-le-10-juin/ Tue, 14 Jun 2022 18:25:56 +0000 https://www.secoursdefrance.com/?p=8340 Les obsèques du Général François Meyer ont eu lieu le lundi 20 juin à 14 h 30 aux Invalides.

 

C.V. du général François Meyer :

Fils d’un ingénieur et officier dans l’armée de l’air2, François Meyer grandit à Versailles. Il étudie à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr et choisit la cavalerie.

Il participe à la guerre d’Algérie comme lieutenant au 23e régiment de spahis en Oranie entre 1958 et 1962. Il dirige successivement deux harkas, d’abord chef de commando du secteur opérationnel de Géryville (aujourd’hui El Bayadh) puis à Bou Alam. À l’issue du conflit, qui se solde par l’indépendance de l’Algérie, 80 000 harkis et leurs familles sont massacrés par des Algériens alors que le gouvernement français rechigne à rapatrier ces anciens supplétifs de son armée. François Meyer parvient toutefois à sauver 350 personnes d’abord installés dans des camps du Larzac et de Sissonne2, cherchant ensuite des villages français pour les accueillir, qu’il trouve finalement sur le plateau du Roure (Lozère). Les harkis qui s’y installent deviennent agriculteurs.

François Meyer s’emploie ensuite à entretenir la mémoire de ses anciens compagnons d’armes, dans la presse et dans des colloques, publiant par ailleurs un livre à leur sujet en 20053.

Le 14 avril 2012, le président de la République Nicolas Sarkozy l’élève à la dignité de grand-officier de la Légion d’honneur.

Le 20 septembre 2021, le président de la République Emmanuel Macron lui remet ses insignes de titulaire de la grand-croix de la Légion d’honneur, à l’occasion d’une réception à l’Élysée consacrée aux Harkis.

François Meyer est décédé le 10 juin 2022 des suites d’une longue maladie à l’hôpital d’instruction des armées Percy de Clamart

Le lieutenant François Meyer, porte drapeau de la garde du 23ème Spahis.

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Jacques Allaire, un grand soldat nous a quitté https://www.secoursdefrance.com/jacques-allaire-un-grand-soldat-nous-a-quitte/ Mon, 11 Apr 2022 16:53:44 +0000 https://www.secoursdefrance.com/?p=8215 Il restait un des derniers, sans doute le dernier des guerriers de Dien Bien Phu, un des parachutistes de Bigeard et nous voulons lui rendre les honneurs en reprenant la chronique d’Arnaud Florac pour « Boulevard Voltaire » : Honneur au colonel Jacques Allaire.

Lire en suivant ce lien.

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Opération Barkhane : un nouveau soldat mort au champ d’Honneur ! https://www.secoursdefrance.com/operation-barkhane-un-nouveau-soldat-mort-au-champ-dhonneur/ Wed, 13 Oct 2021 19:51:26 +0000 https://www.secoursdefrance.com/?p=7409 Alors que le dispositif de l’opération « Barkhane » est en phase de démontage, le Maréchal des Logis Adrien Quelin est mort victime d’un accident dans l’exercice de sa fonction de mécanicien.

Le C.E.M.A. a déclaré :  » Toutes mes pensées accompagnent la famille, les proches et les frères d’armes du maréchal-des-logis Adrien QUELIN »

L’accident s’est produit sur la plateforme désert relais de Tombouctou au Mali. « Le maréchal des logis Adrien Quélin, mécanicien au sein du Groupement tactique désert Roc Noir de la Force Barkhane, effectuait une opération de maintenance sur un camion. Il a été grièvement blessé par la bascule de la cabine de ce camion alors qu’il travaillait sur le moteur du véhicule », explique le communiqué.

Le ministre des Armées, Florence Parly a déclaré : « Le maréchal des logis Adrien Quélin est décédé à la suite d’un accident lors d’une opération de maintenance à Tombouctou au Mali. Je salue son engagement et m’incline devant sa mémoire. Mes pensées vont à sa famille, ses proches et frères d’armes. »

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Le Caporal-Chef Maxime Blasco, 52 ème soldat de France mort au combat au Mali. https://www.secoursdefrance.com/le-caporal-chef-maxime-blasco-52-eme-soldat-de-france-mort-au-combat-au-mali/ Tue, 28 Sep 2021 20:19:46 +0000 https://www.secoursdefrance.com/?p=7370 Quelques semaines après l’annonce du Président Macron de « l’allègement  » du dispositif Barkhane dans notre combat contre le djihadisme au Mali et la mise hors de combat d’un des chefs des terroristes, le caporal-chef Maxime Blasco a trouvé la mort.

Laissons la parole à « Valeurs Actuelles » :

« Il me disait toujours : papa, c’est pour la France. » Ces mots, Jean-Marc Blasco les a entendus souvent dans la bouche de son fils, Maxime. Le chasseur alpin est resté jusqu’au bout fidèle à sa promesse. Jamais son engagement pour la France ne l’a quitté. Fier combattant des troupes de montagne, le caporal-chef Blasco servait au sein de la prestigieuse unité du groupement de commandos montagne. Il en était à sa cinquième projection au Mali. « C’était une personnalité exceptionnelle du fait de son caractère et de son physique. C’était une force de la nature », confie, ému, le colonel Calvez, chef de corps du 7e bataillon de chasseurs alpins (BCA).

Une force de la nature. Depuis l’annonce de sa mort au combat, les superlatifs ne manquent pas pour qualifier le caporal-chef Blasco. Lui, d’un naturel si discret, qui débuta comme boulanger, se voit aujourd’hui érigé en héros national. Le terme “héros”, il le réfutait. « Je ne vois pas vraiment de héros. Je trouve le terme un peu fort. C’est au ressenti de chacun », témoignait Maxime Blasco au micro de France 2. L’humilité était bien sa marque de fabrique. La France, il la servait avec cœur.

L’histoire de Maxime Blasco est paradoxale. Comme des milliers d’autres soldats, il défendait l’honneur de son pays, loin de chez lui. Au Sahel, “Max” et ses frères d’armes sont les boucliers de notre société contre la menace terroriste. Et pourtant, la France demeure-t-elle reconnaissante à ses soldats ? Pour Maxime Blasco, il n’y avait pas de débat philosophique à avoir. « Nous faisons ça les uns pour les autres. Ce métier, c’est une passion. Il y a cette sensation de servir à quelque chose, finalement. Je me sens de repartir », partageait-il à propos de ses récents engagements dans l’opération Barkhane. 

‘‘De fer et d’acier’’, la devise du 7e BCA était ancrée en Maxime Blasco. En choisissant de s’engager dans les troupes de montagne, il restait fidèle à ses valeurs et à son parcours. L’armée met en avant l’unité du groupe plus que l’individu lui-même. Mais la disparition au combat d’un soldat est l’occasion de rappeler qu’elle demeure une fabrique de héros. Ce constat est celui du général Henri Pinard Legry : « Le courage et l’abnégation de génération en génération ne sont possibles que parce que chaque soldat a fait le choix à 18 ans de servir jusqu’au sacrifice de sa vie si nécessaire. »

La disparition de Maxime Blasco suscite l’émotion de la nation tout entière. Mais, pour lui, la mort faisait partie des éventualités. Il ne faisait que son travail. Son obsession était de toujours ramener ses frères d’armes vivants. Pour son père, « il a fait ce qu’il fallait faire. C’est tout. Il faut garder de Maxime l’image de quelqu’un de courageux, d’humble, qui est allé jusqu’au bout de son engagement ». Repose en paix, soldat. »

Hommage aux Invalides lire l’article du « Parisien » en suivant ce lien.

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A Dieu cher François ! https://www.secoursdefrance.com/a-dieu-cher-francois/ Wed, 22 Sep 2021 13:45:16 +0000 https://www.secoursdefrance.com/?p=7348 Le 30 avril, jour où la Légion étrangère fête Camerone, Bruno Dary qui la commanda m’apprit le rappel
à Dieu de son frère François. Comme il l’a dit, “la fraternité des armes rejoignait ainsi la fraternité des âmes”. Le Secours de France venait de perdre l’un de ses fidèles administrateurs.

 

Je l’avais rencontré lors de l’un des premiers Camps Saint Louis où une jeunesse avide de servir au mieux sa patrie venait, pendant l’été, se former à la lumière de la doctrine sociale chrétienne, de l’histoire et de la culture de la France, de ses héros et de ses saints. Nous ne nous sommes plus quittés ; il fut de tous nos combats car, comme l’a exprimé le Général Dary, “s’il n’était pas militaire, il fut un soldat. Et mieux que cela, il avait vraiment une âme de soldat”.

En mai 1968, il contribua à faire échapper la Faculté de Droit de Paris à la “chienlit” qui envahissait l’Université.

Lorsqu’en 1975 apparurent des “comités de soldats” réclamant des “sections syndicales” dans l’Armée et dénonçant le “dressage phallocratique sévissant dans les casernes”, il créa, peu de temps après avoir achevé son service militaire au 9ème R.C.P., l’Association des Jeunes Officiers de Réserve pour faire entendre une autre voix dans les médias. Cela nous valut d’être reçus par le Général Bigeard qui avait été nommé Secrétaire d’état à la Défense pour y remettre de l’ordre.

Quand en 2001 Michel De Jaeghère, Vincent Trémolet et Christian Brosio conçurent Le livre blanc de l’Armée française en Algérie, il eut l’idée d’en faire signer la préface par des officiers généraux ayant servi en Algérie. Un nombre considérable d’entre eux, 521, acceptèrent, faisant de la sortie de ce livre un “événement” : le jour de sa présentation à la presse, Le Figaro en fit sa “une” et quelque temps plus tard Le Monde se sentit obligé d’y consacrer un long article pour expliquer… que ce n’était pas vraiment un “livre blanc” !

J’ajouterai qu’il fut pendant 9 ans président de l’association Clarifier créée pour faire connaître aux Français, qui trop souvent l’ignorent, ce qu’est réellement l’islam, grâce aux travaux d’Annie Laurent, exposer les moyens de faire face aux défis qu’il pose à notre civilisation comme aux musulmans désireux de vivre paisiblement leur foi en France, et faciliter l’accueil de ceux d’entre eux attirés par le Christ. Il aura eu la joie de connaître le rapprochement de Clarifier et d’autres associations travaillant dans le même esprit au sein de “Mission Ismérie”.

Soldat, il le fut aussi dans sa vie professionnelle. Après une brillante carrière en entreprise, dans les ressources humaines puis comme DGA d’Ergam Ronéo, il dirigea le Centre d’Etudes des Entreprises avant de créer avec notre ami commun Bernard Ousset (le fils aîné du fondateur de la Cité catholique auquel nous devons tant) le cabinet de conseil Quorum. C’est à lui que j’ai fait appel lorsqu’à Casablanca je dirigeais Lafarge Maroc. Durant plusieurs années il m’aida à faire de cette entreprise née de la fusion de quatre sociétés hétéroclites, l’une des meilleures filiales – techniquement, humainement, financièrement – du groupe Lafarge. Les témoignages reçus de mes anciens collaborateurs marocains – et donc musulmans – que j’avais informés de son décès disent ce qu’il était et ce que fut son rayonnement. En voici deux :

François nous a accompagnés des années durant et nous avons tous progressé grâce à lui : il était bien plus qu’un consultant… Nous prions pour que son âme repose en paix.

C’était un ami loyal, un compagnon attentif, habile et bienveillant pour nous permettre d’asseoir un management humain et efficace chez Lafarge Maroc… Veuillez présenter mes condoléances à sa famille et tout particulièrement au Général Dary qui m’avait fait l’honneur de m’inviter à une soirée inoubliable à la Légion étrangère.” (François avait eu l’idée de réunir cadres d’entreprise et officiers de la Légion sur les thèmes de la cohésion et du commandement des hommes).

Soldat, il le fut enfin face à la maladie incurable qui le paralysa progressivement, tout en laissant intacte sa lucidité. Habité par une foi intense, nourrie au sein du “Chemin néocathécuménal”, et admirablement soutenu par son épouse Roselyne, il s’est préparé à sa rencontre avec Dieu, sans jamais se plaindre. Il a pu se dire, comme Saint Paul : “Le moment de mon départ est venu. J’ai combattu jusqu’au bout le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi.”

Il a rendu son âme à Dieu à l’hôpital Percy, quelques jours après y avoir été admis, en ayant eu le réconfort, grâce à un jeune aumônier militaire, de revoir sa femme, ses enfants et petits-enfants.

Ses obsèques, empreintes d’une Espérance surnaturelle, reflétèrent sa dernière consigne : “Ne soyez pas tristes, je vais entrer dans la Vie.

Nul doute qu’il y continuera le travail du soldat qu’il fut.

Jean-Marie Schmitz

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