Non classé Archives - Secours de France https://www.secoursdefrance.com/category/non-classe/ Aider ceux qui ont tant donné à la France Wed, 11 Dec 2024 18:24:17 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.secoursdefrance.com/wp-content/uploads/2024/05/cropped-Secours-de-France-Favicon-01-32x32.png Non classé Archives - Secours de France https://www.secoursdefrance.com/category/non-classe/ 32 32 Mais que se passe t-il depuis le départ de l’Armée Française ? https://www.secoursdefrance.com/mais-que-se-passe-t-il-depuis-le-depart-de-larmee-francaise/ Tue, 24 Sep 2024 09:22:31 +0000 https://www.secoursdefrance.com/?p=10848 Notre ami Bernard Lugan nous offre des nouvelles fraîches du front Mali, Niger, Burkina-Fasso depuis que les Russes ont remplacé l’Armée Française.

Lire la chronique de « L’Afrique Réelle » en suivant ce lien.

 

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Dien Bien Phu : Heureux ceux qui sont morts ! https://www.secoursdefrance.com/dien-bien-phu-heureux-ceux-qui-sont-morts/ Tue, 07 May 2024 04:00:11 +0000 https://www.secoursdefrance.com/?p=10564 7 mai 1954, le camp de Dien Bien Phu est tombé, le drapeau viet flotte, le silence enveloppe le champ de bataille !

Hommage à nos guerriers qui se sont battus jusqu’à l’extrême en suivant ce lien.

Merci à notre ami Jean-Pax Méfret, nous non plus, nous ne les oublions pas, écoutez en suivant ce lien.

Lire l’edito le discours de « Place d’Armes » sous la plume de Nicolas Tacchi qui n’oublie pas non plus.

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Plaidoyer pour l’esprit de défense https://www.secoursdefrance.com/plaidoyer-pour-lesprit-de-defense/ Thu, 16 Nov 2023 18:30:46 +0000 https://www.secoursdefrance.com/?p=9872 Dans sa lettre d’information N° 7 qui vient de paraître, l’A.S.A.F. – Association de Soutien à l’Armée Française, cette association amie, s’engage à promouvoir l’esprit de défense et les valeurs patriotiques qui nous animent.

Lire l’édito en suivant ce lien.

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Nos forces de sécurité ne sont pas protégées par la justice https://www.secoursdefrance.com/nos-forces-de-securite-ne-sont-pas-protegees-par-la-justice/ Mon, 18 Jul 2022 19:43:11 +0000 https://www.secoursdefrance.com/?p=8465 Pompiers, ambulanciers, secouristes, forces de l’ordre sont la cible des manifestants de la gauche extrême et les condamnations pour ces exactions sont d’une clémence coupable.

Lire la lettre de l’A.S.A.F., Association de Soutien à l’Armée Française.

Lettre d’information – Juillet 2022

 
La femme, le pompier et la Justice

 

Lors des manifestations du 1er mai 2022 à Paris, une femme de 38 ans s’est acharnée sur un pompier qui, une lance à incendie à la main, s’efforçait d’éteindre divers matériaux entassés sur la chaussée puis enflammés par des manifestants. Cette « manifestante » voulait absolument empêcher le pompier de venir à bout  des flammes qui menaçaient les véhicules et magasins environnants.

Interpelée, elle a été poursuivie pour « violences sur personne chargée d’une mission de service public, outrage, rébellion, participation à un groupement en vue de commettre des violences ou dégradations lors d’une manifestation et entrave à l’arrivée des secours destinés à combattre un sinistre dangereux pour les personnes ». Elle devait être jugée en comparution immédiate le 4 mai, mais son avocat a obtenu un délai pour mieux préparer sa défense et le procès a été reporté au 1er  juin.

Les juges qui ont accepté cette demande ont fait preuve d’une inexplicable mansuétude car de nombreuses vidéos retraçant la scène ont circulé  ne laissant aucune place au doute. On y voit la « suspecte », casque orange sur la tête et sac à dos rouge, tenter d’arracher la lance à incendie du pompier. Après plusieurs essais infructueux, elle lui assène deux coups sur le casque avant d’être maîtrisée. Le pompier a porté plainte.

Le 1er juin, le verdict a été rendu en l’absence de l’intéressée : 10 mois de prison ferme et une année d’interdiction de manifester. Il faut reconnaître que, par comparaison avec bien d’autres condamnations pour divers délits, cette sentence est assez sévère. Mais rien n’est encore définitif car l’avocat de la condamnée a fait appel.

Cette nouvelle agression vis-à-vis des pompiers de Paris qui, rappelons-le, sont des militaires et dont la mission est de protéger les personnes et les biens, est incompréhensible. En outre, on voyait sur le visage et dans les attitudes de cette femme une furie, une sauvagerie qui ne peuvent susciter que du dégoût. Honte à elle !

Mais ce triste épisode n’est qu’un exemple d’un fait sociétal inquiétant. Les violences à l’encontre des membres des services de secours à la personne, médecins et pompiers, se multiplient et aucune région n’est épargnée.

Applaudis lors des défilés du 14 juillet, les pompiers sont de plus en plus souvent pris pour cibles lors de leurs interventions : insultes, crachats, jets de pierre. Durant les dix dernières années, les actes de violences verbales et physiques à leur encontre, sur les lieux de leurs interventions, ont triplé.

Pour les pompiers comme  pour les médecins,  ces violences  ne sont plus réservées aux quartiers sensibles : les actes malveillants se déroulent désormais partout. Les soldats du feu se font agresser chez « monsieur et madame Tout-le-monde », que ce soit dans les grandes villes ou à la campagne. De surcroît, on est passé des insultes ou quolibets aux agressions physiques sur les intervenants ou sur leur matériel et même aux menaces de mort. En outre,  très souvent, ce sont les personnes auxquelles il est porté secours qui sont elles-mêmes les agresseurs et, parfois, l’appel au secours n’est qu’un stratagème pour attirer les pompiers afin de les attaquer.

Face à ce phénomène, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin,  a lancé le 20 août 2021 un nouveau plan de prévention et de lutte contre les agressions de sapeurs-pompiers. Que dit ce plan ? Il demande aux préfets d’ « élaborer des procédures spécifiques pour l’intervention dans les zones sensibles, d’évaluer régulièrement la situation dans ces secteurs, d’engager systématiquement un appui de la Gendarmerie ou de la Police  lorsque la protection physique des pompiers est en jeu, de prévoir  les conditions dans lesquelles les pompiers peuvent rester en retrait, dans l’attente des forces de l’ordre, de faciliter les relations interservices, de collaborer de manière plus active avec le SAMU et de se rapprocher des polices municipales pour définir les actions pouvant être engagées afin d’assurer une meilleure coordination opérationnelle ».

La protection des sapeurs-pompiers passe aussi par la mise en place d’équipements individuels et collectifs. Le ministre en cite certains : la protection des vitres latérales des véhicules, les caméras-piétons et le gilet pare-lames pour le personnel. Pour les caméras, l’enregistrement est déclenché en cas de tensions par le pompier qui porte le dispositif. Il a valeur de preuve devant la Justice en cas d’agression.

Mais on compte sur les pompiers eux-mêmes pour mieux détecter et appréhender les situations pouvant se dégrader et acquérir les réflexes de sauvegarde en leur délivrant une formation spécifique. À partir d’un socle national commun aménagé en 2021, chaque service doit « dès maintenant intégrer ces axes dans le parcours de formation du sapeur-pompier, qu’il soit professionnel ou volontaire ». En un mot, « Aide-toi et le ciel t’aidera ».

Il apparaît cependant  dans tout cela que l’on ne parle guère de sanctions pénales pour les agresseurs. Il est vrai que cela n’est pas du ressort du ministre de l’Intérieur mais du Parlement qui fait les lois. Aujourd’hui, toutes les agressions ne font pas l’objet d’une plainte. Il devrait donc y avoir obligation pour les responsables des sapeurs-pompiers, comme cela a été fait le 1er mai par le général commandant la brigade de sapeurs-pompiers de Paris, de déposer systématiquement plainte. La collaboration entre pompiers et autorité judiciaire devrait être fortement renforcée et, dès les plaintes déposées, des enquêteurs devraient auditionner les sapeurs-pompiers victimes, dans leur centre d’incendie ou de secours.

En vérité, la solution à ce problème réside dans le pouvoir des juges qui devraient appliquer le maximum des peines prévues par la loi dans tous les cas de « violences sur personne chargée d’une mission de service public ». En outre, si ces peines sont insuffisamment dissuasives, il revient au législateur de les rendre plus sévères. Dans le cas contraire, le phénomène ne fera qu’empirer et la Justice signifiera alors clairement à nos concitoyens les plus démunis, ceux  qui n’ont plus pour ultimes sauvegardes que la Police, la Gendarmerie, les pompiers et les médecins, que la République les abandonne.

La RÉDACTION de L’ASAF
www.asafrance.fr

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Kaies Saïed entraîne la Tunisie vers la démocratie https://www.secoursdefrance.com/kaies-saied-entraine-la-tunisie-vers-la-democratie/ Mon, 04 Jul 2022 15:31:41 +0000 https://www.secoursdefrance.com/?p=8413 Le 25 juillet 2021 le président Tunisien kaies Saied( Professeur de Droit) à révolutionné le mode de gouvernance en récupérant les pleins pouvoirs selon l’article 80 de la constitution tunisienne. Quelles ont été les suites ?

Lire la suite sur « Le club Mediapart » en suivant ce lien.

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De la pertinence de la lettre de « l’A.S.A.F. » https://www.secoursdefrance.com/de-la-pertinence-de-la-lettre-de-la-s-a-f/ Thu, 19 May 2022 15:08:54 +0000 https://www.secoursdefrance.com/?p=8273 Dans ce moment de  » haute intensité « , il est vrai que la question de la « défense » ne fut abordée par aucun des candidats et pas plus, par les eux finalistes.
Nous aurions aimé connaître la vision de chacun quant à ce qui concerne notre avenir à court, moyen et long terme, comme il de soit d’un chef d’état.

Lire la lettre de l’A.S.A.F. en suivant ce lien.

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Erdogan se croit tout permis https://www.secoursdefrance.com/erdogan-se-croit-tout-permis/ Fri, 12 Feb 2021 19:23:45 +0000 https://www.secoursdefrance.com/?p=6209 Le Président Turc Recep Tayyip Erdogan profites de nos faiblesses du moment pour proférer des menaces et des propos infamants à l’égard de notre Président et donc de notre pays.

Lire l’article du blog « DzaïtDaily  » en suivant ce lien.

et se fait tacler par le journaliste algérien Hassan Moali sur « DzaïrDaily » en suivant ce lien

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Le point de situation au Sahel par Bernard Lugan https://www.secoursdefrance.com/le-point-de-situation-au-sahel-par-bernard-lugan/ Mon, 08 Feb 2021 12:33:29 +0000 https://www.secoursdefrance.com/?p=6176 Bernard Lugan revient sur son analyse concernant la situation dans la Bande Sahélo Saharienne – BSS :

 » Lundi 1er février 2021, la DGSE a publié la vidéo d’une réunion à laquelle participaient les trois principaux chefs d’Aqmi (Al-Qaïda) dans la BSS (Bande sahélo-saharienne), à savoir l’Algérien Abdelmalek Droukdel chef d’Al-Qaïda pour toute l’Afrique du Nord et la BSS, le Touareg Iyad ag-Ghali et le Peul Ahmadou Koufa. Ce document est par définition antérieur au 3 juin 2020, date de l’élimination de Droukdel et de trois de ses commandants locaux (Sidi Mohamed Hame,  Abou Loqman alias Taoufik Chaib et Ag Baye Elkheir), tués par Barkhane au Mali, dans le cercle de Tessalit, à proximité de la frontière algérienne. 

Selon la DGSE, lors de cette réunion, Abdelmalek Droukdel aurait décidé d’étendre les opérations d’Aqmi à la Côte d’Ivoire, au Ghana et à l’Europe.

Si cette menace est naturellement à prendre au sérieux, la liquidation d’Abdelmalek Droukdel a cependant changé le contexte régional sur trois points essentiels :

1) Iyad Ag Ghali et Ahmadou Koufa sont désormais autonomes et, semble-t-il, ils n’ont pas les mêmes objectifs que ceux qui avaient été définis par Abdelmalek Droukdel.

2) Al-Qaïda dans la BSS n’est plus dirigé par un étranger, en l’occurrence un Algérien, mais par deux Maliens, le Touareg Iyad Ag Ghali et le Peul Ahmadou Koufa.

3) Derrière les slogans faisant référence au califat universel, Iyad Ag Ghali et dans une moindre mesure Ahmadou Koufa, ont une approche politique « nationale ». L’islam est en effet pour eux, et à des degrés différents, le paravent de revendications ethno-politiques résurgentes enracinées dans leurs peuples (voir à ce sujet mon livre Les guerres du Sahel des origines à nos jours).

Après la mort d’Abdelmalek Droukdel, j’ai formulé une hypothèse selon laquelle ses ordres qui étaient d’élargir la zone d’opérations d’Aqmi, non seulement ne seraient pas exécutés par Iyad Ag-Ghali, mais, et tout au contraire, qu’ils seraient remplacés par une volonté de règlement du conflit. Du moins pour la partie nord du Mali, là où la guerre régionale a démarré en 2011.

Depuis, quatre éléments sont venus à l’appui de mon hypothèse qui ouvrent sur plusieurs scénarios :

1) Avec l’élimination de Droukdel, dans la partie ouest de la BSS, l’universalisme jihadiste prôné par Aqmi a été largement ramené à des réalités ethniques. D’où, la fracture de plus en plus grande entre l’EIGS (Etat islamique dans le Grand Sahara) et Aqmi.

2) Depuis plusieurs mois, le nord Mali, l’Azawad des Touareg, est relativement  « calme » par rapport aux fronts du Macina-Burkina Faso et des « Trois frontières » qui totalisent plus de 80% des actions terroristes régionales, dont environ 30% imputables à l’EIGS et 70% au FLM (Front de libération du Macina) d’Ahmadou Koufa. Au nord Mali la guerre semble donc cesser peu à peu.  

3) Derrière des déclarations martiales destinées à donner le change, Iyad Ag Ghali qui a rétabli son leadership sur les diverses obédiences touareg et qui a négocié avec Bamako une sorte de partage du pouvoir, n’aurait  pas intérêt à suivre la voie maximaliste qui avait été décidée par Abdelmalek Droukdel et qui lui ferait, entre autres, perdre la « bienveillance » algérienne.

4) Différente est la position d’Ahmadou Koufa qui, pour le moment, n’a rien gagné dans ses négociations avec Bamako. Par ailleurs, sa situation est fragile pour trois principales raisons :

– Le FLM connaît des dissensions internes.

– Contrairement aux Touareg, les Peul sont dispersés au milieu d’ethnies indigènes qui les détestent en raison d’un lourd contentieux historique.

– Le FLM doit faire face à l’EIGS qui cherche à empiéter sur sa zone d’action et qui veut s’ouvrir une route vers l’océan.

Si mon hypothèse était vérifiée, pour le FLM, il y aurait alors trois scénarios possibles :

– Soit une rupture entre Iyad Ag Ghali et Ahmadou Koufa suivie d’une impasse jusqu’au-boutiste dans laquelle s’engagerait ce dernier,

– Soit une intervention politique de Iyad Ag Ghali permettant à Ahmadou Koufa de sortir la « tête haute » du conflit.

– Soit un délitement du FLM au profit de l’EIGS.

Dans la BSS le conflit se déroule en réalité sur trois théâtres d’opérations différents parfois imbriqués. Il s’agit de trois guerres menées par trois types de protagonistes qui n’ont ni les mêmes origines, ni les mêmes motivations, ce qui n’interdit ni les chevauchements, ni les engerbages occasionnels[1]. Ainsi :

– Le conflit du nord du Mali est lié à la question touareg.

– Celui du centre du Mali (Macina) et du nord du Burkina Faso est lié à la question peul.

– Celui de la région dite des « Trois frontières » (Mali-Burkina Faso-Niger) est à la fois lié à l’EIGS et à des fractions peul qui sont en concurrence.

1) Le nord et les Touareg

Dans le nord du Mali, l’affirmation d’un islamisme radical est d’abord le paravent d’intérêts économiques ou politiques à base ethnique. En quelque sorte, une surinfection de la plaie ethnique par l’islamisme et les trafics. Ici, le  problème n’est pas d’abord celui de l’islamisme, mais celui de l’irrédentisme touareg, donnée de longue durée enracinée dans la nuit des temps et qui se manifeste depuis 1963 à travers des résurgences périodiques.

Selon le rapport de force du moment, cet irrédentisme s’exprime sous divers drapeaux. Aujourd’hui, sous celui de l’islamisme. Dans le nord du Mali où, politiquement et militairement, la France n’a rien à défendre, la clé du conflit est détenue par l’Algérie qui considère la région comme son arrière-cour. Elle y a  toujours « parrainé » les accords de paix et assuré toutes les précédentes médiations avant d’œuvrer à l’Accord d’Alger du 15 mai 2015 pour la Paix et la Réconciliation. Les services algériens ont des « contacts » avec Iyad Ag Ghali, l’homme fort  régional dont la famille vit en Algérie, dans la région d’Ouargla. Ce Touareg ifora est opposé à l’éclatement du Mali, ce qui rassure l’Algérie. Cette dernière ne veut en effet absolument pas d’un Azawad indépendant qui serait un phare pour ses propres Touareg. Le retour  aux affaires des équipes du DRS à Alger a encore renforcé la position d’Iyad Ag Ghali, chef historique des soulèvements touareg des trois dernières décennies.

2) Le Macina et le nord du Burkina Faso

Le Macina est géographiquement et humainement très différent du nord du Mali, l’Azawad des Touareg. En partie composé du delta intérieur du Niger, il est partiellement inondé une partie de l’année, donnant naissance à des zones exondées très fertiles convoitées à la fois par les agriculteurs Dogon (45% de la population), Songhay ou Bambara, ainsi que par des Peuls éleveurs (30%). Depuis 2017, les affrontements meurtriers y sont de plus en plus fréquents. Ici, le nœud du problème est la question des rapports inter-ethniques dont l’arrière-plan ethno-historique est inscrit dans la longue durée (voir également mon livre Les guerres du Sahel des origines à nos jours).

Nous sommes en réalité en présence de la résurgence de conflits datant de la fin du XVIIIe et de la première moitié du XIXe siècle quand la région fut dévastée et conquise par des éleveurs peul dont l’impérialisme s’abritait déjà derrière le paravent islamique. Il y eut alors trois jihad peul. Celui d’Ousmane dan Fodio débuta en 1804 et il dévasta le pays Haoussa ; celui de Seku Ahmadou ravagea le Macina à partir de 1818. Quant à celui d’El-Hadj Omar, il s’étendit à toute la région de la boucle du Niger ainsi qu’au Macina à partir de 1852.

Partout les sédentaires furent razziés pour être réduits en esclavage. Au Mali, les principales victimes furent les Bambara et les Dogon. Au Burkina Faso, dans le Gourma, la constitution de l’émirat peul du Liptako se fit par l’ethnocide des Gourmantché et des Kurumba. Les actuels affrontements, notamment ceux opposant Peul et Dogon, tirent directement leur origine de ces épisodes  totalement présents dans la mémoire locale.

Puis, à partir de 1893, la colonisation établit la paix et les Dogon redescendirent peu à peu des falaises dans lesquelles ils s’étaient réfugiés pour se réinstaller dans la plaine occupée par les Peul. Or, depuis deux ou trois décennies, en raison, de l’essor démographique et de la péjoration climatique, la cohabitation entre les deux peuples est de plus en plus difficile. D’où de très nombreux affrontements avec constitution de milices ethniques d’auto-défense dogon et peul. Avec opportunisme, les jihadistes ont infiltré les milices peul. Résultat, les Dogon pensent revivre le retour du jihad qui, au XIXe siècle les chassa de leur terre. Un sentiment d’autant plus fort que les jihadistes du Macina sont essentiellement des Peul obéissant à un Peul natif du Macina, Ahmadou Koufa, de son vrai nom Ahmadou Diallo, qui créa le FLM (Front de libération du Macina), connu également sous le nom de Katiba Macina.  Par capillarité, le mouvement  a touché le nord du Burkina Faso à partir de 2017.

3) La région des « Trois frontières »

Cette région connaît elle aussi un retour à la situation qui prévalait au XIXe siècle quand les populations vivant le long du fleuve Niger et dans ses plaines alluviales, qu’il s’agisse des Songhay, des Djerma ou des Gourmantché, étaient prises en étau entre deux poussées prédatrices, celle des Touareg au nord et celle des Peul au sud.

Trop faibles pour résister, les sédentaires du fleuve durent alors subir ou composer. C’est ainsi que se constituèrent de complexes réseaux d’alliances ou de solidarités dont les survivances se retrouvent aujourd’hui dans les engagements des uns et des autres, soit aux côtés, soit contre les jihadistes. Au nord du fleuve, entre Gao et Ménaka, au fil du temps, certains des tributaires songhay s’assimilèrent aux Touareg, ainsi les Imghad aux Touareg Ifora et les Daoussak aux Touareg Ouelleminden Kel Ataram.

Voilà qui explique pourquoi, aujourd’hui, Imghad et Daoussak s’opposent généralement aux « islamistes » peul, non pas tant au nom de l’anti-jihadisme, qu’en raison d’une séculaire rivalité. Imghad et Daoussak ont ainsi combattu aux côtés des Touareg, notamment durant les guerres de 1990-1993. En 2011, les Daoussak ont rejoint le MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad), mais pas les Imghad. Aujourd’hui, après que les Daoussak eurent quitté le MNLA pour fonder  le MSA (Mouvement pour le salut de l’Azawad), les deux populations s’opposent aux GAT.

Au milieu de ces luttes de pouvoir auxquelles elle est totalement étrangère et sur lesquelles elle n’a pas de prise, la force Barkhane est contrainte de s’adapter à une situation en constante évolution.

Depuis les années 2018-2019, l’intrusion de DAECH à travers l’EIGS, a ainsi entraîné un conflit ouvert entre l’EIGS et les groupes ethno-islamistes se réclamant de la mouvance Al-Qaïda, l’EIGS accusant leurs chefs de privilégier l’ethnie aux dépens du califat. Une accusation aujourd’hui renforcée par celle de collusion avec Bamako.

Comme Aqmi avant l’élimination de ses cadres algériens, l’EIGS a pour chef régional un étranger, Adnane Abou Walid al-Saharaoui, un Arabe marocain de la tribu des Réguibat. Cet ancien cadre du Polisario, accuse Iyad ag Ghali de trahison pour avoir privilégié la revendication touareg à travers la négociation avec Bamako et cela, aux dépens du califat transethnique devant engerber les actuels Etats sahéliens.

Les principales faiblesses de l’EIGS tiennent au fossé séparant sa direction allogène de ses troupes authigènes et aux contradictions entre les revendications de ses diverses composantes ethniques, tribales et claniques. Si l’EIGS a peu d’espoir de pouvoir s’implanter dans le nord du Mali, en terre touareg, en revanche, l’alchimie ethnique de la région des « Trois frontières » avec son mille-feuilles de revendications contradictoires lui offre un terrain favorable.

Pour Barkhane, le danger serait que l’EIGS profite des tensions internes au FLM pour rallier à lui la frange des Peul qui ne se satisferait pas des éventuels accords qui seraient passés entre Bamako et Ahmadou Koufa. Dans ce contexte, l’augmentation actuelle des actions du FLM dans la région du Macina pourrait avoir trois significations :

– Soit Ahmadou Koufa fait monter la pression sur Bamako afin d’être en position de force dans la négociation.

– Soit ces actions sont menées par des dissidents, ce qui illustrerait sa perte d’influence.

– Soit Ahmadou Koufa aurait décidé de mener une guerre solitaire, un peu à la manière  de la branche de Boko Haram dirigée par Abubakar Shekau.

Les semaines qui viennent permettront de confirmer ou d’infirmer mon hypothèse. »

 

[1] Les sigles des divers GAT (groupes armés terroristes) de la mouvance Aqmi sont d’abord des « miroirs aux alouettes ». Le JNIM ( Jama’at Nusrat al Islam wal Muslimeen) ou en français GSIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans) qui coalise diverses obédiences touareg d’une part, et peul d’autre part, dont le FLM (Front de libération du Macina) et la Katiba Serma, sont ainsi d’abord des habillages sémantiques de réalités ethniques.

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Un message de l’association amie « Clarifier » https://www.secoursdefrance.com/un-message-de-lassociation-amie-clarifier/ Thu, 14 Jan 2021 21:35:34 +0000 https://www.secoursdefrance.com/?p=6024

Le 9 janvier 2021

Chers amis lecteurs,

La dernière Petite Feuille Verte (n° 76) vous a présenté les diverses initiatives prises par l’État français depuis 1989 en vue de susciter les structures représentatives d’un « islam de France ». Ces démarches ont abouti en 2003 à la création d’un Conseil français du culte musulman (CFCM) reconnu par le gouvernement comme son principal interlocuteur.

Nous avons conclu cette PFV en posant la question de la légitimité de cet organisme auquel le président Emmanuel Macron, lors d’une rencontre à l’Elysée le 18 novembre 2020, a demandé la mise en place rapide (pour la mi-décembre) d’un Conseil national des imams régi par une « Charte des valeurs républicaines ».

Le CFCM s’y était engagé mais des oppositions internes et externes, émises ces dernières semaines, risquent d’anéantir ces projets. Pour comprendre ces difficultés, il convient de tenir compte des structures de base quant à l’organisation de la religion islamique. Tout cela vous est présenté par Annie Laurent dans la Petite Feuille Verte n° 77 que nous vous invitons à lire.

Compte tenu de la situation et des incertitudes qui planent sur l’avènement d’un Conseil national des imams, le commentaire que nous avons projeté de faire des résultats de la procédure en cours risque d’être retardé, voire annulé. Dans ce cas, la prochaine Petite Feuille Verte présentera le statut de l’institution d’El-Azhar, au Caire, à laquelle on prête à tort une autorité doctrinale sur l’islam sunnite.

Bonne lecture !

L’équipe de CLARIFIER

 

P.S. :

Nous tenons à remercier ceux qui ont répondu à l’appel à soutien financier que nous adressions à nos lecteurs avec l’envoi des dernières PFV.

Comme nous vous en avons informé fin décembre (cf. article sur notre site), CLARIFIER a rejoint le projet global MISSION ISMÉRIE pour l’information sur l’islam et le soutien aux ex-musulmans et aux convertis chrétiens venus de l’islam. C’est désormais MISSION ISMÉRIE qui prend en charge les besoins matériels et logistiques de CLARIFIER ainsi que le traitement des dons (reçus fiscaux en particulier), et assure ainsi son développement.

Il nous faut souligner que la réalisation des PFV suppose documentation, études, recherches, rédaction et diffusion qui ont un coût. Pour nous puissions continuer de diffuser gracieusement les PFV afin de toucher le public le plus large, nous vous remercions donc d’adresser vos dons à MISSION ISMÉRIE.

 

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L’association EFAA (Études, Formation, Accueil et Annonce) qui porte Mission Ismérie est en mesure d’éditer des reçus fiscaux pour vos dons. Vous pouvez aussi les adresser par voie postale à :
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BIC : BNPAFRPPXXX

 

P.P.S. :

Annie Laurent, notre déléguée générale, interviendra lors du prochain Forum Jésus le Messie de Paris, le 6 février.

Le Forum Jésus le Messie, pour témoigner du Christ auprès des musulmans, co-organisé avec la Communauté de l’Emmanuel, le samedi 6 février 2021 à l’église de la Trinité (Paris 9e) de 9h à 20h.

Contact : Anne GOUADAIN, 06 64 93 47 74
Inscription gratuite obligatoire : jesus-messie.org

 

Association CLARIFIER

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SIRET : 531 248 979 00027

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PETITE FEUILLE VERTE N° 77

LE CONSEIL NATIONAL DES IMAMS

 

Après avoir défini les fonctions et les objectifs du Conseil national des imams (CNI) dont la création est exigée par le président de la République Emmanuel Macron, nous examinerons sa compatibilité avec les principes généraux sur lesquels repose l’organisation religieuse de l’islam.

I – MENACES SUR LE CONSEIL NATIONAL DES IMAMS (CNI)

L’élaboration du statut de cette institution, qui ne concerne que l’islam sunnite, ultra- majoritaire en France, a été confiée par le gouvernement au Conseil français du culte musulman (CFCM), qui rassemble neuf fédérations de mosquées. Leurs présidents seront membres du CNI dont la mission principale est d’élaborer « une procédure d’agrément des imams au niveau national en fonction de leurs connaissances religieuses, compétences pédagogiques et leurs qualités humaines ». L’esquisse présentée à E. Macron prévoit : la prise en charge de la formation et de la labellisation officielle des imams ; la prévention de la radicalisation de ces personnels religieux auxquels l’agrément pourra être retiré en cas de manquement à la « Charte des valeurs républicaines » en cours de rédaction ; l’énoncé de recommandations pour harmoniser les pratiques cultuelles sur l’ensemble du territoire national, favoriser la cohésion sociale et le respect du pluralisme. L’agrément du CNI concernera aussi des femmes chargées de l’enseignement religieux dans les lieux de culte musulmans.

Zizanies au sein du CFCM

D’abord annoncée comme ayant été adoptée à l’unanimité des membres du CFCM, la création du CNI s’est très vite heurtée à des oppositions internes et externes susceptibles de la compromettre (…)

Rendez-vous sur le site de CLARIFIER pour lire la suite de la PFV n°77
https://associationclarifier.fr/pfv-n77-conseil-national-imams/‎

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Un nouvel élan pour l’association « Clarifier » https://www.secoursdefrance.com/un-nouvel-elan-pour-lassociation-clarifier/ Fri, 08 Jan 2021 15:18:31 +0000 https://www.secoursdefrance.com/?p=6014 Vous connaissez l’association « Clarifier », éditrice de « La Petite Feuille Verte », dont le but est de faire connaître l’Islam et de soutenir les musulmans convertis au catholicisme, apostat selon le Coran.
Vous trouverez les nouvelles des ambitions de cette association amie, dont notre président, Jean-Marie Schmitz vient de prendre la vice-présidence, dans le document ci-dessous : suivre ce lien

 

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Mort accidentelle du brigadier-chef Andy Fila https://www.secoursdefrance.com/mort-accidentelle-du-brigadier-chef-andy-fila/ Mon, 03 Aug 2020 19:20:11 +0000 https://www.secoursdefrance.com/?p=5233 Le brigadier-chef Andy Fila, 25 ans, père d’un enfant, est mort au Tchad, « alors qu’il effectuait une intervention de maintenance sur un groupe frigorifique » de la base de Kossei, à N’Djamena, au Tchad.

Le chef d’état-major des armées, le général d’armée François Lecointre, « s’incline avec une profonde tristesse devant la mémoire de ce militaire mort en opérations »

Lire l’article sur « Le Figaro » en suivent ce lien.
Egalement sur « La Croix » en suivant ce lien.
ainsi que sur « La Voix du Nord » en suivent ce lien.

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Nouvelle Petite Feuille Verte https://www.secoursdefrance.com/nouvelle-petite-feuille-verte/ Thu, 28 May 2020 13:35:40 +0000 https://www.secoursdefrance.com/?p=5040 Chers amis lecteurs,

          Dans la dernière Petite Feuille Verte (PFV n° 70), vous avez pu découvrir les différences essentielles entre l’église et la mosquée, entre le prêtre et l’imam. Comme nous vous l’avions alors annoncé, vous trouverez dans cette PFV n° 71 la présentation par Annie Laurent des retombées sociales et politiques liées à la conception spécifique de l’islam en ce domaine.

            Ces aspects, qui ne sont pas anodins, doivent être clairement perçus et compris au moment où les gouvernements européens ont à répondre aux demandes croissantes de mosquées qui leur sont présentées par leurs ressortissants musulmans. Ce dernier point sera traité dans une prochaine PFV n° 72, à paraître en juin.

            Bonne lecture !

François DARY
Président de CLARIFIER

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