Notre pays Archives - Secours de France https://www.secoursdefrance.com/category/notre-pays/ Aider ceux qui ont tant donné à la France Mon, 19 Jan 2026 18:37:56 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.secoursdefrance.com/wp-content/uploads/2024/05/cropped-Secours-de-France-Favicon-01-32x32.png Notre pays Archives - Secours de France https://www.secoursdefrance.com/category/notre-pays/ 32 32 Quand la France s’excuse jusqu’à douter d’exister – Jose Castano https://www.secoursdefrance.com/quand-la-france-sexcuse-jusqua-douter-dexister-jose-castano/ Thu, 15 Jan 2026 14:14:38 +0000 https://www.secoursdefrance.com/?p=27040

LA BRAISE SOUS LA CENDRE

« Les empires ne périssent pas sous les coups de leurs ennemis mais par leur propre épuisement et par la démission des forces qui les soutiennent » (Alexis Curvers)

    Sous les applaudissements idiots de la gauche radicale française, le 24 décembre 2025, le Parlement algérien a adopté une loi criminalisant le colonialisme français, lui imputant l’entière responsabilité juridique « des crimes commis en 132 ans (1830-1962) d’occupation coloniale de l’Algérie », et exigeant de la France excuses et indemnisation. (1)

    Tout en « déplorant le vote de cette loi », la France s’est bornée à réaffirmer son attachement à un « dialogue exigeant et constructif » avec l’Algérie, notamment sur les questions sécuritaires et migratoires. Rien de plus. Et, comme de coutume, Emmanuel Macron est demeuré silencieux face aux insultes et au mépris des dirigeants algériens… un silence qui ressemble à une approbation.

    Dès lors, le constat s’impose. Quelque chose s’est brisé dans l’âme du pays. Les fondations craquent ; les comptes s’alourdissent, la dette explose, les usines se taisent, les grands édifices du travail et de l’espérance se fissurent, la violence se banalise. Et derrière les chiffres, derrière les discours, derrière les faits, monte un soupir plus grave encore : celui d’une nation qui ne se reconnaît plus. Car ce qui pèse aujourd’hui n’est pas seulement la crise ni les comptes, ni la fureur, mais une faille intérieure, une perte de foi.

    Le pays avance désormais d’un pas incertain, comme ces êtres qui ont oublié jusqu’à leur propre nom. Il ausculte son histoire non pour s’y reconnaître, mais pour s’y condamner ; il interroge son passé comme on confesse une faute originelle. Courbé sous le poids de fantômes convoqués à dessein, il s’abîme dans une mémoire mutilée qui ne sait plus distinguer la grandeur de la déroute, l’héroïsme de l’erreur. Ce qui asphyxie la France, plus sûrement que les crises économiques ou sociales, c’est cette lente corrosion du regard qu’elle porte sur elle-même : une nation sommée de se haïr pour avoir existé, invitée à s’excuser d’être ce qu’elle est.

    À force de repentance mécanique, ritualisée, presque obscène, le récit national s’est dissous. Les certitudes se sont effilochées, les repères se sont brouillés, les frontières intérieures se sont effondrées. La France chemine comme une reine vieillissante qui détourne les yeux devant son propre reflet, oubliant que toute histoire humaine est tissée d’ombres et de lumières. Les nouveaux moralistes, ces donneurs de leçons repus d’autoflagellation, semblent trouver dans ce reniement une jouissance malsaine. Qu’ils méditent pourtant l’avertissement de Henri de Montherlant : « Qui a ouvert l’égout périra par l’égout. »

    Dénigrer l’histoire de son pays, vouer à l’opprobre son passé, sa grandeur, les sacrifices de ses aînés, n’est pas un simple exercice intellectuel : c’est une entreprise de destruction morale. Dans les écoles de la République, on n’enseigne plus une histoire charpentée, mais une histoire déconstruite jusqu’à l’os, réduite à une litanie de fautes et de hontes. Les forces, les élans, les vertus qui firent la France sont relégués dans l’ombre, comme s’ils étaient suspects par essence. Les enfants n’apprennent plus un pays debout, mais un pays épuisé, coupable, presque illégitime. Comment, dès lors, pourraient-ils l’aimer ? Comment ceux qui viennent d’ailleurs pourraient-ils aspirer à s’y unir, quand la nation elle-même doute de sa valeur et semble considérer son identité comme une tache à effacer ?

    Cette abdication n’est ni accidentelle ni diffuse : elle porte un visage, une voix, une signature. Elle s’incarne dans la parole d’un chef de l’État qui, loin de protéger l’âme de la nation, l’a livrée pieds et poings liés à la vindicte étrangère et à la repentance sans limite. Emmanuel Macron, héritier zélé de la ligne tracée par François Hollande, n’a pas seulement accepté l’injure algérienne : il l’a préparée, nourrie, légitimée. En qualifiant la colonisation française en Algérie de « crime contre l’humanité » et de « vraie barbarie », en se taisant aujourd’hui face aux accusations haineuses et juridiquement délirantes du pouvoir algérien, il a offert à d’autres le droit de juger la France, de l’humilier, de la sommer de s’excuser encore, toujours, jusqu’à l’effacement. Ce silence n’est pas de la diplomatie : c’est une capitulation morale.

    Avant lui, François Hollande avait déjà balisé ce chemin de contrition sélective en déclarant : « Je reconnais les souffrances que le système colonial a infligé au peuple algérien » et « La France est responsable des massacres d’innocents algériens », tout en passant sous silence les milliers d’innocents — européens et musulmans fidèles à la France — massacrés durant huit années d’un terrorisme aveugle, lâche et méthodique.

    Par cette indécente sélectivité, ce chef d’état honni avait injurié et humilié — non les Français d’Algérie — mais, tout simplement, la France, son peuple, son Histoire, son honneur ainsi que la mémoire et le sacrifice de ses soldats.

    Cette mémoire à sens unique n’éclaire pas l’Histoire : elle la falsifie. Elle n’apaise pas les consciences : elle les désarme. Elle ne favorise ni l’intégration ni la cohésion : elle sape l’idée même de nation.

    Déjà, en 1992, Michel Serres lançait dans Le Monde un appel presque désespéré : « Si vous pouviez… de temps en temps dire un peu de bien de la France ! » Trente-quatre ans plus tard, cette supplique résonne comme une prophétie ignorée. Car un pays qui n’ose plus dire du bien de lui-même finit toujours par ne plus croire en rien, pas même en son avenir.

    Cette même logique s’est abattue sur les traditions. Les crèches de Noël, qui jadis se reflétaient dans les yeux émerveillés des enfants, ont disparu des mairies par souci d’un « respect de la laïcité » devenu instrument d’effacement. On a fait taire la douceur d’une naissance au nom d’un principe durci, alors même que la France, celle de Jeanne d’Arc, est une terre chrétienne. Qui en sont responsables ? Les préfets, certes… mais sous les ordres de qui ? Et dans le regard des Français, on voit poindre la lassitude d’un peuple à qui l’on demande de s’effacer sans bruit.

    Il y a, dans ce renoncement à soi, quelque chose d’infiniment triste. La tristesse d’un pays qui ne se reconnaît plus dans ses propres traits, qui détourne le regard de ses morts, de ses bâtisseurs, de ses instituteurs silencieux, de ses soldats oubliés, de ses héros et de ses légendes. Une nation fatiguée de s’excuser d’exister.

    Et pourtant, tout n’est pas perdu. Car sous la cendre froide de la repentance obligatoire, sous les décombres d’une mémoire mutilée et d’une fierté interdite, subsiste encore une braise. Elle est fragile, vacillante, presque invisible aux yeux de ceux qui ont renoncé. Mais elle vit. Elle respire encore dans les enfants qui cherchent à comprendre plutôt qu’à condamner, dans ceux qui pressentent confusément qu’un pays ne se transmet pas par la honte mais par la fidélité lucide. Elle demeure dans ces regards neufs qui interrogent l’Histoire sans la haïr, dans ces consciences naissantes qui refusent de croire qu’aimer la France serait une faute morale.

    Cette braise ne promet ni revanche ni triomphe. Elle ne brûle pas encore. Mais elle résiste. Elle refuse de s’éteindre. Tant qu’elle survivra, tout ne sera pas perdu. Tant qu’il restera des enfants capables d’accueillir une histoire humaine — faite de fautes assumées et de grandeurs transmises — la France ne sera pas morte à elle-même.

    Alors peut-être, un soir, sans clameur ni drapeau, sans cris ni mise en scène, la France relèvera la tête. Non pour nier son passé, mais pour cesser de s’y agenouiller. Elle se souviendra qu’elle fut une terre chrétienne avant d’être une nation coupable, une mère avant d’être un accusé, une civilisation avant d’être un procès. Elle retrouvera le courage simple et exigeant de se raconter sans trembler, sans s’excuser d’exister, en regardant ses fautes en face sans renier ses grandeurs. Ce jour-là, la tête haute, elle reprendra la parole. Et ce qu’elle offrira à ses enfants ne sera plus un héritage de culpabilité, mais une histoire vivante — imparfaite, humaine, mais habitée — et donc digne d’être aimée. Et dans le souffle encore fragile de cette jeunesse, à l’horizon de 2027, elle reconnaîtra des visages. Trois visages jeunes, mais déjà marqués par le sens du devoir. Trois voix différentes, mais portées par une même ferveur intérieure, une même exigence, une même foi ardente dans la grandeur possible du pays. Jordan. Sarah. Marion.

    Leurs prénoms ne sont pas des slogans. Ils sont des signes. Comme la braise sous la cendre, ils résonnent déjà dans le silence du pays comme un appel, comme une promesse, comme un Credo. Un ultime cri d’amour lancé à une nation fatiguée mais encore vivante : « Assez de repentance ! La France a encore le droit de s’aimer. »

    José CASTANO

    (1) – Par Victoire Riquetti – « Et si l’on demandait réparation à Alger pour les milliers de Français qui y furent réduits en esclavage ? » Lire la suite

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Saluons le communiqué de presse de Suzy Simon-Nicaise pour le Cercle Algérianiste https://www.secoursdefrance.com/saluons-le-communique-de-presse-de-suzy-simon-nicaise-pour-le-cercle-algerianiste/ Tue, 30 Dec 2025 22:21:40 +0000 https://www.secoursdefrance.com/?p=26983 Suite à la loi inique de l’assemblée Algérienne, la présidente du Cercle Algérianiste défend l’attitude qu’il convient d’adopter face à l’insulte fait à notre pays !

Lire ce communiqué de presse :

Communiqué-2025-12-30-Loi algérienne criminalisation présence française

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Notre ami Jean-Louis Granier nous offre un panorama complet de notre presse sur la votation de la criminalisation de la colonisation de l’Algérie par la France https://www.secoursdefrance.com/notre-ami-jean-louis-granier-nous-offre-un-panorama-complet-de-notre-presse-sur-la-votation-de-la-criminalisation-de-la-colonisation-de-lalgerie-par-la-france/ Fri, 26 Dec 2025 19:44:04 +0000 https://www.secoursdefrance.com/?p=26905 La recension de la presse par « Bab el Oued Story »

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La « colonisation » criminalisée par l’Assemblée Nationale de la Dictature Algérienne ! https://www.secoursdefrance.com/la-colonisation-criminalise-par-lassemblee-nationale-de-la-dictature-algerienne/ Fri, 26 Dec 2025 19:31:26 +0000 https://www.secoursdefrance.com/?p=26902 Emmanuel Macron avait entrouvert la porte en déclarant, le 15 février 2017 lors d’un voyage à Alger « La colonisation est un crime contre l’humanité. » !

Déclaration du candidat « En Marche » à Echorouk News et de préciser sa pensée : « C’est un crime. C’est un crime contre l’humanité. C’est une vraie barbarie et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l’égard de celles et ceux vers lesquels nous avons commis ces gestes. » avant d’enchaîner : « En même temps, il ne faut pas balayer tout ce passé, et je ne regrette pas cela parce qu’il y a une jolie formule qui vaut pour l’Algérie : La France a installé les droits de l’homme en Algérie, simplement elle a oublié de les lire.

Et bien les élus de la Nation Algérienne se sont entendus sur leurs querelles habituelles pour suivre  la pensée de notre Président :

Lire sur « Boulevard Voltaire » ce qu’en pensent les vrais français par Arnaud de Florac  en suivant ce lien;

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Annulation du spectacle HistoRock à Montrouge : une atteinte à la transmission de l’histoire de France https://www.secoursdefrance.com/annulation-du-spectacle-historock-a-montrouge-une-atteinte-a-la-transmission-de-lhistoire-de-france/ Tue, 16 Dec 2025 08:40:06 +0000 https://www.secoursdefrance.com/?p=26784

Le spectacle pédagogique HistoRock, conçu pour faire aimer l’histoire de France aux jeunes générations, avait été programmé le 18 décembre à Montrouge. Il a été déprogrammé par la caisse des écoles, sous la pression d’élus de gauche et de syndicats. Cette décision soulève une question essentielle : peut-on encore transmettre l’histoire de France à nos enfants sans subir la censure idéologique ?

L’annulation sous pression

Le spectacle éducatif HistoRock, créé par l’historien Dimitri Casali, devait être joué devant 1 600 enfants à Montrouge le 18 décembre 2025. Il a été annulé par la caisse des écoles de la ville, après que des conseillers municipaux d’opposition (LFI, socialistes, écologistes) et des syndicats enseignants ont exercé une pression politique pour obtenir son retrait

Selon Europe 1, ces élus ont accusé le spectacle de véhiculer une narration « idéologiquement orientée », qualifiée de propagande réactionnaire, ce que son fondateur réfute fermement.

Un spectacle éducatif victime d’une polémique idéologique

HistoRock est une comédie musicale destinée à faire connaître l’histoire de France aux jeunes, depuis les figures fondatrices jusqu’aux périodes républicaines. Il associe chansons en costumes d’époque et pédagogie historique.

Dimitri Casali a dénoncé que certaines critiques s’opposaient à l’inclusion dans le spectacle d’éléments comme l’héritage monarchique chrétien ainsi que des figures historiques universellement étudiées, et qu’ils proposaient de commencer l’histoire au seul moment républicain.

Des syndicats et élus ont même conseillé aux professeurs de ne pas amener leurs élèves à la représentation, et plusieurs écoles ont décommandé leur participation, conduisant à la justification de l’annulation par un prétendu manque de spectateurs.

Une atteinte à l’intérêt des enfants et à la connaissance citoyenne

L’annulation d’un spectacle qui a déjà été joué dans 43 communes devant des milliers d’enfants révèle une instrumentalisation politique de la culture éducative.

Privés de cette expérience, des milliers d’élèves manquent l’opportunité de découvrir l’histoire de France de manière immersive, vivante et pédagogique — un manque qui se fait particulièrement sentir alors que de nombreux jeunes ne bénéficient plus aujourd’hui d’un enseignement solide du récit national.

Pourquoi le Secours de France soutient HistoRock et défend la transmission de l’histoire

  1. La mémoire nationale est un bien commun
    Connaître l’histoire de France permet aux jeunes générations de comprendre les valeurs, les épreuves et les réussites qui ont forgé notre nation. Cette mémoire n’appartient à aucune tendance politique mais à tous les citoyens.
  2. L’éducation à l’histoire renforce la cohésion sociale
    Un récit historique partagé favorise le lien national, l’esprit civique et l’appartenance à une communauté. Nier cette transmission sous prétexte d’idéologie affaiblit la conscience collective.
  3. Un contre-poison à la division et à la désinformation
    Offrir aux enfants une connaissance historique structurée et équilibrée est un rempart contre les récits fragmentés, partisans ou réducteurs qui prolifèrent aujourd’hui.
  4. Soutenir ceux qui transmettent l’histoire
    Des initiatives comme HistoRock, qui mêlent pédagogie, musique et théâtre pour éveiller l’intérêt des jeunes, doivent être protégées contre la censure idéologique et encouragées par les institutions éducatives.

L’annulation du spectacle HistoRock à Montrouge n’est pas un fait isolé : elle illustre une érosion préoccupante de la liberté éducative et de la transmission du patrimoine historique.
Pour le Secours de France, il est indispensable de donner et de défendre des projets pédagogiques qui permettent aux jeunes de connaître, comprendre et aimer l’histoire de notre pays. Privés de cela, ils risquent de perdre les repères essentiels à toute citoyenneté.

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Jean-Pax Méfret sera de retour au Palais des Congrès de Versailles le 5 septembre 2026 https://www.secoursdefrance.com/jean-pax-mefret-sera-de-retour-au-palais-des-congres-de-versailles-le-5-septembre-2026/ Tue, 25 Nov 2025 22:05:04 +0000 https://www.secoursdefrance.com/?p=26467 Vous n’avez pas pu assister au dernier concert de Jean-Pax, réservez votre place dès à présent pour une soirée unique, votre rendez-vous avec une oeuvre qui traverse les décennies, avec le chanteur d’occident !

https://billetterie.versaillespalaisdescongres.com/agenda/46-JEAN-PAX-MEFRET

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Ce que beaucoup d’entre nous pensent et défendent bec et ongles ! https://www.secoursdefrance.com/ce-que-beaucoup-dentre-nous-pensent-et-defende-bec-et-ongles/ Tue, 25 Nov 2025 21:26:03 +0000 https://www.secoursdefrance.com/?p=26455 Le sacrifice va des pères vers les fils, ou ce n’est plus une nation

François Vannesson
Avocat

Là où le droit exige rigueur, l’écriture appelle justesse: j’exerce les deux (Compte personnel)

21 novembre 2025

On a vu un homme droit. L’uniforme impeccable, la mâchoire ferme, la voix grave, posée, modulée
comme un clairon au matin d’une levée de corps.
Il parlait d’ennemis, de volontés, de pays qui meurent quand ils refusent de mourir. Il convoquait la
grandeur, la patrie, les mânes du sacrifice. Il appelait à se tenir prêt, à consentir à ce que les fils
tombent pour que la nation tienne.
Cependant, ce discours-là, qu’on voudrait nous vendre comme un sursaut, n’est que le masque
tragique d’un renoncement ancien.
Ce qu’on a vu, ce n’est pas un chef, c’est un homme de devoir tenté de prêter sa noblesse à un
pouvoir qui n’en a plus.
Ce n’est pas la voix de la France éternelle, c’est l’écho martial d’une République en bout de souffle
qui cherche dans la mort ce qu’elle ne sait plus exiger dans la vie.

Qu’un général rappelle que les guerres coûtent du sang n’a rien d’indécent.

Ce qui l’est, c’est le contexte.
Ce qui l’est, c’est le fond moral dans lequel s’inscrit cet appel au sacrifice.
Ce qui l’est, c’est qu’on prépare les esprits à l’holocauste familial au moment même où l’État a
cessé d’être une patrie, où la France n’a plus de frontières, plus de repères, plus de souveraineté,
plus d’âme.
On veut des enfants prêts à mourir pour des lignes rouges qu’on efface en coulisses, pour des
alliances qu’on subit, pour des intérêts qu’on n’assume pas.

Mais mourir pour quoi, exactement ?

Pour l’Ukraine ? Pour une Europe sans contour, sans volonté, sans épine dorsale ?
Pour le droit de faire la guerre à distance tout en évitant les mots qui fâchent, les responsabilités qui
pèsent, et les finalités qui obligent ?
Moi, je n’ai pas élevé mes enfants pour qu’ils meurent dans des conflits que je ne comprends pas,
sur des théâtres dont les maîtres mots sont opacité, duplicité, compromission.
Je ne les ai pas aimés pour qu’un président sans cap les transforme en chair à dissuasion. Je ne les ai
pas protégés pour les livrer à un storytelling militarisé, bardé de valeurs en toc, de rhétorique du
tragique plaquée sur l’indigence stratégique.

Je suis prêt à mourir, oui.

Mais d’abord pour eux.

Et s’il faut un jour verser le sang, ce ne sera pas pour réparer l’impuissance diplomatique de
Bruxelles ou masquer l’effondrement moral d’un pouvoir qui a troqué la patrie contre le pacte
budgétaire.
Je ne me bats pas contre l’armée, je me bats pour qu’elle ne soit jamais l’instrument d’un pouvoir
qui n’a plus le droit de commander au nom du pays.
Je ne me bats pas contre le chef d’état-major, je me bats contre le mensonge qui consiste à faire
porter sur les pères le poids des abandons du politique.
Je ne me bats pas contre l’idée de sacrifice, je me bats contre sa confiscation par ceux qui n’ont
jamais assumé un seul des leurs.
Ce n’est pas à la nation de se mettre au service d’un appareil politique en faillite. C’est à l’État de
redevenir digne de ses soldats, de ses familles, de ses morts, de ses serments.
Et tant que cette condition ne sera pas remplie, tant que l’on ne défendra pas d’abord nos intérêts
véritables – ceux de la France, de son peuple, de son territoire, de son héritage – je refuserai de
m’agenouiller devant la statue creuse du sacrifice.

On ne redresse pas une nation par le pathos.

Ce n’est pas en exaltant la mort qu’on ressuscite une volonté politique.
Ce n’est pas en convoquant Thucydide devant les maires qu’on fait oublier que depuis quarante ans
et encore plus depuis 7 ans, on a déserté le réel, trahi la souveraineté, renoncé à tout ce qui fonde
une autorité légitime.
La puissance ne se décrète pas à coups de slogans martiaux : elle s’enracine dans la vérité. Et la
vérité, c’est que ce pays n’est pas prêt à faire mourir ses enfants parce qu’il n’a même plus le
courage d’être lui-même.
Qu’on m’entende, je ne nie pas les menaces. Je vois le chaos du monde, les fractures géopolitiques,
les tensions systémiques, les périls qui s’accumulent. Mais je refuse que l’on instrumentalise ces
périls pour faire avaler au peuple l’échec de ceux qui devaient le protéger. Je refuse que l’on
camoufle sous l’uniforme la lâcheté des civils qui nous gouvernent. Je refuse qu’on habille
d’héroïsme ce qui n’est, pour beaucoup, qu’un déficit de lucidité stratégique.
Oui, la guerre est tragique. Mais elle ne devient juste qu’à la condition d’être inévitable, claire dans
ses buts, cohérente dans ses moyens.

Ce n’est pas le cas aujourd’hui.

Et ce n’est pas en pleurant des enfants qui ne sont pas encore tombés qu’on construit une nation
résiliente. C’est en relevant les vivants, en redonnant du sens, en réarmant les âmes avant de songer
aux armes.
Or, tout ce que le macronisme a détruit et les politiques depuis quarante ans, il ne suffit pas d’un
discours de général pour le réparer.
Il faut du temps, du souffle, une colonne vertébrale. Il faut une vision du bien commun. Pas une
fuite en avant dans un tragique de pacotille. Pas une sommation sacrificielle sans qu’aucune
hiérarchie claire des intérêts ne soit exposée. Pas une scène de théâtre destinée à recouvrir d’un
suaire émotionnel les 26 milliards d’euros versés sans contrôle à un État ukrainien miné par la
corruption.
Et puisque le tragique semble être redevenu tendance dans les allées du pouvoir, qu’on me permette
d’en rappeler la loi première : ce n’est jamais l’innocent qui doit payer pour les fautes du roi.
Le tragique, le vrai, c’est quand les enfants tombent parce que les pères ont baissé les yeux. Le
tragique, le vrai, c’est quand le sang lave l’incurie. Le tragique, le vrai, c’est quand la nation pleure
ceux qu’elle a elle-même exposés par son inconséquence, son relativisme, son reniement des
limites.

Je ne suis pas pacifiste. Je ne suis pas défaitiste.

Je suis héritier.

Et je sais ce que cela implique :
Se battre pour transmettre, non pour compenser des errements idéologiques.
Aimer assez la paix pour ne jamais jouer à la guerre. Aimer assez la France pour ne pas la sacrifier à
des intérêts qui ne sont pas les siens. Aimer assez ses enfants pour refuser qu’ils soient les otages
d’un pouvoir qui n’assume plus rien.
Car il faut le dire, ce n’est pas la Russie qui menace la France, c’est le vide stratégique dans lequel
nous dérivons depuis trop longtemps. Ce n’est pas Moscou qui gangrène nos cités. Ce n’est pas
Poutine qui désagrège notre école, notre autorité, notre langue, notre contrat social. Ce n’est pas le
Kremlin qui a vidé l’État de son ossature, remplacé la nation par un agrégat de clientèles, ni défait
l’idée même de continuité historique. Et ce n’est pas en envoyant des bataillons mourir pour
l’Ukraine qu’on refera une nation.

Une nation, on la refonde en lui donnant un projet. Un ancrage. Une exigence. Un souffle. Pas une
logorrhée funèbre pour enfants absents.

Mais comment en est-on arrivé là ?
Comment une nation naguère fière de ses clochers, de ses casernes, de ses écoles, de ses lois
gravées dans le marbre, en vient-elle à supplier qu’on lui inocule un peu de peur pour retrouver la
sensation du réel ?
Il aura donc fallu que le tragique soit réquisitionné par un président désincarné, qu’on repeigne les
cercueils aux couleurs de l’Europe, qu’on convoque la mort pour justifier l’impuissance des vivants.
Le macronisme n’a rien d’un régime martial. C’est un désordre liquide, une mise en scène
perpétuelle de gravité sans poids. Un théâtre de figures molles qui s’excusent d’être nées françaises
tout en rêvant de mourir européennes.
Ce pouvoir n’aime ni l’ordre, ni l’autorité, ni la patrie. Il aime l’émotion, le bruissement médiatique,
l’adrénaline du désastre feint. Il gouverne par effroi, administre par soubresauts, pense par slogan. Il
a transformé la République en startup de la sidération permanente.
Et voici que l’on s’invente un épouvantail russe pour maquiller vingt ans d’incurie africaine, un
chantage aux cercueils pour dissimuler les renoncements budgétaires, une rhétorique sacrificielle
pour masquer l’abandon des frontières, des églises, des campagnes.
L’ennemi est peut-être réel, mais la guerre qu’on nous prépare est fausse, car son mobile est faux.
Ce n’est pas la survie de la France qu’on défend, c’est la fuite en avant d’un régime discrédité.
Mais le vrai scandale n’est pas là. Le vrai scandale, c’est cette confiscation du mot sacrifice par
ceux qui ne se sont jamais sacrifiés pour rien.

Le sacrifice n’est pas un outil de communication.

Ce n’est pas une posture de communicant sur fond de drapeau européen. C’est un acte éminemment
personnel, enraciné dans la conscience d’un bien supérieur.
Et ce bien supérieur, ce n’est pas l’Ukraine, ce n’est pas l’OTAN, ce n’est pas l’Union européenne.
Ce bien supérieur, c’est ce que la France a cessé d’énoncer : sa foi en elle-même. Sa mission. Son
mystère. Cette chose inaltérable qui fit qu’on se battit pour elle même quand elle n’existait plus,
même quand elle était dépecée, trahie, occupée. Et aujourd’hui, elle est livrée nue, sans colonne,
sans nerf, sans volonté.

Le réarmement moral est nécessaire, oui. Mais il ne peut être conduit par ceux qui ont désarmé les
âmes.

On ne prépare pas la guerre avec des cours de drag queen dans les écoles. On ne bâtit pas une
défense nationale avec des injonctions à la repentance. On ne lève pas une armée quand l’autorité
est suspecte, la transmission criminalisée, et l’héritage jugé toxique.
Une nation qui n’assume plus sa civilisation ne peut pas faire mourir ses enfants pour elle.
J’ai cinq enfants. cinq visages, cinq souffles, cinq joies profondes. Je donnerais ma vie pour eux et
mon épouse sans hésiter. Je donnerais ma vie pour que cette terre demeure assez ferme pour qu’ils y
prennent racine. Je donnerais ma vie pour que la France redevienne digne d’être aimée au point de
mourir pour elle. Mais je ne les laisserai pas mourir pour un storytelling d’État. Je ne les offrirai pas
à la stratégie d’un président illégitime, à un tragique de cabinet ministériel, à une « politique de
l’honneur » bricolée par ceux qui ont méthodiquement détruit tout ce qui fonde l’honneur.
Je refuse de faire de mes enfants des variables d’ajustement de la politique étrangère d’un pouvoir
qui a cédé l’Afrique, méprisé le Maghreb, abandonné les chrétiens d’Orient, et pactisé avec toutes
les dissolutions.

Ce n’est pas Poutine que je crains. C’est l’oubli de qui nous sommes.

Qu’ils aillent donc mourir seuls, ceux qui n’ont plus rien à défendre. Qu’ils dressent leurs bilans
comptables en guise de testament, qu’ils éructent leurs discours de mobilisation en tailleur Dior,
qu’ils agitent leurs décorations comme des grelots pour noël technocratique.
Moi, je veux qu’on me rende la France. Pas l’image, pas la marque, pas la startup, pas le QR code
patriotique.

La France.

Je veux qu’on me rende une terre à aimer. Une langue à transmettre. Un ciel à contempler. Une
Histoire à continuer. Un nom qu’on porte et qu’on honore. Je ne veux pas d’une armée qui parade
pour masquer le vide, je veux une nation qui se tienne debout parce qu’elle a quelque chose à dire.
Et d’abord, à elle-même.
Car l’enjeu n’est pas la guerre, mais ce qu’elle révèle. Et ce qu’elle révèle, c’est l’état de
putréfaction avancée d’une société qui n’a plus de bornes, plus de boussole, plus de colonne
vertébrale.

Le tragique ne suffit pas à faire un peuple. Il faut un enracinement. Une foi. Une fidélité. Et cette
fidélité-là, jamais vous ne l’obtiendrez par décret.

On peut commander à des corps, pas à des âmes. On peut fabriquer la peur, pas l’amour. On peut
simuler le deuil, pas le sacrifice. On peut acheter des armes, pas le courage.

Oui, nous aurons à nous battre.

Mais pas pour l’Ukraine, ni pour Bruxelles, ni pour les comptes de campagne de Volodymyr
Zelensky. Nous aurons à nous battre pour que nos enfants ne deviennent pas des otages. Pour qu’ils
puissent grandir en paix, dans un pays souverain, enraciné, lucide. Un pays qui ne les dressera pas à
mourir pour dissimuler ses erreurs, mais qui leur apprendra à vivre pleinement, librement, avec
assez de verticalité pour faire face au tragique quand il surgira pour de bon.

Alors non.

Non. Ce ne sont pas mes enfants que je suis prêt à perdre.

C’est moi. Moi, s’il le faut. Moi, parce que c’est cela, être un homme.
Mais eux, jamais pour masquer nos démissions.

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Tribune libre du Père Kalka, ancien aumônier parachutiste https://www.secoursdefrance.com/tribune-libre-du-pere-kalka-ancien-aumonier-parachutiste/ Sun, 23 Nov 2025 21:16:39 +0000 https://www.secoursdefrance.com/?p=26450 A la suite du discours du C.E.M.A. le général Mandon, lire la tribune libre du Père Kalka sur le site « Place d’Armes« .

Monsieur Fabien Mandon,
Mon Général,

Quelle mouche vous a donc piqué pour devenir le porte-parole, ou plutôt le perroquet du Président de la République ? Votre intervention au Congrès des Maires, outrepassant votre rôle de chef militaire, est à la fois affligeante et stupidement anxiogène. […]

Lire la Tribune en suivant ce lien.

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Billet d’humeur de notre administrateur le général Philippe Schmitt https://www.secoursdefrance.com/billet-dhumeur-de-notre-administrateur-le-general-philippe-schmitt/ Wed, 19 Nov 2025 17:55:19 +0000 https://www.secoursdefrance.com/?p=26437 Un député de la Nation ne devrait pas dire cela …

Le 29 octobre dernier, le député « Insoumis » de la 1ère circonscription du Rhône, Abdelkader Lahmar, n’hésitait pas à qualifier nos frères d’armes harkis de « traitres » ! Une insulte particulièrement abjecte, lancée lors d’une séance de la commission de la Défense nationale, dont il est membre.

Nous ne pouvons pas rester silencieux.

  • Nous ne pouvons pas admettre qu’un élu de la Nation insulte des volontaires qui ont servi la France avec honneur, au péril de leur vie ;
  • Nous ne pouvons tolérer qu’un élu de la Nation injurie des hommes loyaux qui ont été abandonnés en 1962, livrés sans armes à leurs bourreaux ;
  • Nous ne pouvons pas accepter qu’un élu de la Nation reprenne à son compte, mot pour mot, la rhétorique du FLN, lequel n’a jamais voulu pardonner à ceux qui avaient fait le choix de la France ;
  • Nous ne pouvons pas fermer les yeux, confrontés à une contrefaçon de la mémoire, à une falsification de la vérité historique d’un élu de la Nation ;
  • Nous ne pouvons consentir à ce qu’un élu de la Nation attise la rancune et la haine, quitte à remettre en cause la cohésion nationale ;
  • Bref, nous ne pouvons supporter qu’un élu de la Nation se livre à ces provocations inqualifiables.

Les mensonges proférés par ce député – né en 1971, il ose prétendre que ses parents auraient été assassinés pendant la guerre d’Algérie (donc en 1962 ou avant) – sont la preuve qu’il s’agit d’une lamentable manipulation. Par ailleurs, il ne prend pas de risques, sachant qu’un parlementaire ne peut pas faire l’objet de poursuites judiciaires pour des propos tenus dans l’exercice de ses fonctions !

Le Secours de France a toujours défendu la cause des  harkis. Aujourd’hui comme hier, nous nous tenons aux côtés de nos frères d’armes. Leur mémoire  appartient au récit national. Insulter un harki, c’est insulter la France, c’est insulter son armée à laquelle ont appartenu les harkis.

Philippe Schmitt

Administrateur national

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Adieu Soulayman de Bruno Guillot https://www.secoursdefrance.com/adieu-soulayman-de-bruno-guillot/ Fri, 14 Nov 2025 21:07:38 +0000 https://www.secoursdefrance.com/?p=26423 Ce livre, sous-titré « Itinéraire d’un immam salafiste », n’est pas seulement le récit de l’itinéraire exceptionnel de son auteur, Bruno Guillot, jeune Français vivant à Charleroi ; il est aussi et surtout précieux par « la connaissance qu’il nous donne de l’islam de l’intérieur », comme l’a écrit l’un de nos donateurs, Daniel Cadet. Toutes ses affirmations sont confortées par les sourates du Coran concernées par le sujet traité.

L’adhésion…

Le jeune Bruno, fuyant « la misère affective qui planait à la maison » et fragilisé, à 15 ans, par les moqueries et le dégoût de soi que suscitent « les pustules répugnantes » provoquées par le traitement d’un eczéma sévère, trouve auprès de jeunes marocains camarades de football et de leur famille la chaleur qu’il ne sentait pas dans la sienne, « indifférente par ailleurs à toute question spirituelle ». Ses amis marocains, avec l’accueil, lui font découvrir l’islam auquel il se convertit très vite avec enthousiasme.

Pour apprendre l’arabe il part au Caire, avec son épouse et sa fille, au Centre islamique de langue arabe réservé aux étrangers, avec pour objectif d’être admis à l’Université de Médine. Il l’est en 2009 ; la qualité de son arabe et son éloquence font qu’il est autorisé à y faire venir sa famille. Il rejoint 300 « condisciples » pour six années d’études. L’un de ses professeurs, le jugeant d’un niveau exceptionnel, lui enjoint d’apprendre le coran par cœur (en arabe bien sûr) et de commencer à prêcher.

La consécration arrive avec la demande de prêcher à Jeddah, devant 2000 personnes, lors d’une réunion organisée par le gouvernement saoudien pour « casser la vague d’apostasie qui s’abat sur le pays, entraînant avec elle une montée de l’athéisme et une multiplication des conversions au christianisme ». L’écho de son intervention lui vaut d’être pris en charge par un riche saoudien et de découvrir le luxe… ce que sa femme et lui apprécient !

Un an avant la fin de ses études, un appel de sa mère lui apprend que son père a une tumeur au cerveau et qu’il lui faudrait venir rapidement s’il veut le revoir vivant. Malgré le refus du directeur de l’université de l’autoriser à partir, il le fait, avec la volonté de faire découvrir Allah à son père, pour lui éviter l’enfer promis aux mécréants. À sa grande émotion, celui-ci l’accueille avec une chaleur qu’il ne lui a jamais témoignée – « te voilà enfin rentrée ma brebis » – formule qui, après sa conversion, quelques années plus tard, lui évoquera la parabole du Christ sur l’accueil de l’enfant prodigue. Sa mère lui apprend qu’en effet son père s’est converti et que, malgré son corps abîmé, l’athlète qu’il était est désormais apaisé face à la mort.

… La désillusion…

Profondément troublé, il repart pour sa dernière année à Médine, où on lui explique que, ses études terminées, il devra quitter le pays ; l’investissement considérable fait sur lui doit être rentabilisé : « Il faut impérativement retourner en Europe et prêcher l’islam. » Plusieurs raisons l’incitent d’ailleurs à partir : le souvenir traumatisant du pèlerinage à la Mecque auquel il avait été invité et où, suite à un accès fermé, des centaines de personnes sont piétinées dans des mouvements de foule (il y aurait eu « 90 000 morts en 14 ans de pèlerinage ») ; les applications de la charia qu’il a vues : décapitation des criminels et mutilation des voleurs devant une foule en liesse et surtout, deux demandes en mariage de sa fille de 8 ans, la première dans une mosquée par un homme de 43 ans ayant déjà deux femmes et une solide fortune, la deuxième par un de ses amis étudiants qui lui rappelle « notre parfaite législation sur le mariage des petites filles… et celui de Mohamed, le modèle suprême, avec Aïcha », consommé alors qu’elle avait 9 ans !

Il s’installe à Tanger où il est un professeur d’arabe reconnu et dispense des cours de récitation du Coran. Mais les attentats islamistes en Belgique et son parcours personnel amènent les autorités marocaines à lui signifier son départ du Maroc. Amer, il est de retour à Charleroi où on ne lui propose pas de poste correspondant à son niveau, et où sa vie va basculer lorsque lui paraît évidente la falsification de la crucifixion de Jésus dans le Coran, pour lequel « ils ne l’ont ni tué, ni crucifié, mais c’était un faux-semblant » (sourate 4, v. 157), alors que selon « le célèbre historien athée Bart Ehrman : l’un des faits les plus certains de l’histoire est que Jésus à été crucifié sur ordre du préfet romain de Judée, Ponce Pilate ».

… Vers la conversion

Jointe à la découverte de l’inexistence de La Mecque du temps de Mohamed, ville où il est censé être né et avoir vécu de longues années, aux sentiments mêlés que lui a laissés l’Arabie saoudite, aux mots de son père en fin de vie, cette certitude le convainc qu’il n’est plus musulman et qu’il lui faut rechercher si la vérité n’est pas du côté de la foi catholique. Quand le bruit de son apostasie se répand, durant quelques jours ses amis s’efforcent de le faire revenir sur cette décision insensée, puis viennent intimidations, injures, et fatwa.

« J’ai tout perdu en quittant l’islam : l’argent mis à ma disposition de façon illimitée, mes amis de longue date, la reconnaissance, le respect, ma femme. Et pourtant j’ai tout gagné… Toute la vérité du ciel se résume à ce simple verset : Dieu est amour. Aujourd’hui ma sérénité est totale ».

Ce livre, de lecture facile malgré la profondeur de son sujet, éclairé par une belle postface de Rémi Brague, éminent arabisant et spécialiste de l’islam, doit être lu et largement diffusé pour mieux savoir ce qui nous menace et ce qu’il nous faut faire.

Ce qui nous menace, ce qu’il faut faire

Ce qui nous menace, c’est la voie salafiste, « qui signifie étymologiquement la voie des premiers croyants », définis par le Prophète comme « ceux de ma génération, ensuite ceux qui les suivent et ceux encore qui suivent ces derniers ». Qu’elle soit « quiétiste » ou « djihadiste », elle a pour objectif l’universelle et stricte application de la charia et du djihad pour éliminer les incroyants et soumettre « les gens du Livre (juifs et chrétiens) ». C’est ce que l’Arabie saoudite « continue de proposer à travers le monde grâce à d’énormes moyens financiers ».

Ce qu’il nous faut faire : retrouver nos racines chrétiennes, comme la fierté de notre histoire et de notre civilisation. « La déchristianisation de la France laisse la part belle à l’islam qui s’empare de façon visible de l’espace public… La société, malade spirituellement, en vient à ignorer sa propre histoire… dans une société où croire en Dieu devient démodé… il est facile pour toute personne traversant un vide spirituel intérieur, de s’intéresser davantage à ce qui est visible… car l’islam est une religion ostentatoire ».

L’histoire de Bruno montre aussi qu’il nous faut apprendre à accueillir les musulmans qui se convertissent et subissent de ce fait une forme de mort sociale, familiale et amicale. Citons deux organismes qui y contribuent : Mission Ismérie (https://mission-ismerie.com) et, sur la région parisienne, Ananie (https://www.ananie.org).

Jean-Marie Schmitz

Éditions Nour Al Aalam, 256 pages, 20 €

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Suivre pas à pas le débat sur la dénonciation des accords franco-algériens du 27 décembre 1968 https://www.secoursdefrance.com/suivre-pas-a-pas-le-debat-sur-la-denonciation-des-accords-franco-algeriens-du-27-decembre-1968/ Mon, 03 Nov 2025 19:55:53 +0000 https://www.secoursdefrance.com/?p=26363 Voici le compte-rendu de l’Assemblée Nationale sur la séance historique du 30 octobre 2025 en suivant ce lien.

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La septième lettre de la C.N.I.H. est parue https://www.secoursdefrance.com/la-septieme-lettre-de-la-c-n-i-h-est-parue/ Mon, 03 Nov 2025 19:37:26 +0000 https://www.secoursdefrance.com/?p=26360 Pour en prendre connaissance, suivre ce lien.

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